Politique

Décès de Ben Sékou Sylla, président de la Ceni et ancien opposant à Lansana Conté

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Le président de la Ceni, Ben Sékou Sylla, le 26 juin à Conakry.

Le président de la Ceni, Ben Sékou Sylla, le 26 juin à Conakry. © AFP

Le président de la Commission électorale nationale indépendante guinéenne, Ben Sékou Sylla, est mort des suites d’une maladie mardi dans un hôpital parisien.

« Mon mari est décédé ce matin ici à Paris, à l’hôpital Saint-Louis », a déclaré mardi à l’AFP, Sylla Siré Keïta, l’épouse du président de la Commission électorale nationale indépendante guinéenne (Ceni), Ben Sékou Sylla.

Avant d’être nommé à ce poste, Ben Sékou Sylla s’était rendu célèbre en Guinée en tant que président de la Coordination nationale des organisations de la société civile. Il avait été un des leaders du mouvement populaire au début de l’année 2007 contre le régime de Lansana Conté. La répression dans le sang avait fait, à l’époque, près de 200 morts.

Après une hospitalisation au mois de mars, Ben Sékou Sylla était revenu à Conakry pour le premier tour du scrutin le 27 juin. Il était reparti pour la capitale française juste après la proclamation des résultats provisoires en juillet, d’après ses proches.

Condamnation pour fraude électorale

Mais sa gestion de l’élection avait été vivement critiquée, notamment par le candidat du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), Alpha Condé. Celui-ci avait porté plainte et obtenu sa condamnation pour fraude électorale par le tribunal de Dixinn, dans la banlieue de Conakry. La décision avait créé la polémique une semaine avant la tenue du second tour et dans un climat de plus en plus tendu. Le RPG l’accusait d’avoir subtilisé des procès verbaux lors du premier tour de l’élection présidentielle.

Mais depuis le 6 août, c’est Hadja Aminata Mame Camara qui assure l’intérim à la tête de la Ceni, du fait de l’absence de Ben Sékou Sylla « retenu en France pour des examens et soins médicaux ».

Le second tour est toujours officiellement prévu pour dimanche 19 septembre mais les incidents meurtriers qu’a connus la capitale guinéenne ce week-end et la suspension de la campagne qui s’en est suivie rendent cette échéance incertaine. (avec AFP)
 

 

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