Politique

Aqmi revendique les enlèvements à Arlit

Un Touareg utilisant un téléphone satellitaires dans le nord du Mali en novembre 2006. © AFP

Al-Qaïda au Maghreb islamique a revendiqué l'enlèvement des salariés d'Areva et de ses sous-traitants (cinq Français, un Togolais et un Malgache) capturés au Niger la semaine dernière.

Dans un message diffusé par chaîne de télévision Al-Jazira mardi soir, Salah Abi Mohammed, le porte-parole d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a revendiqué le rapt des cinq Français salariés d’Areva et de Satom jeudi 16 septembre à Arlit, dans le Nord du Niger. Les deux otages africains (un Togolais et un Malgache) n’ont pas été évoqués dans ce message.

Cette revendication a été jugée "crédible" par le ministre français de la Défense, Hervé Morin.

"Nous informons le gouvernement français que les Moujahidine vont lui transmettre ultérieurement leurs demandes légitimes" a annoncé le porte-parole d’Aqmi, mettant en garde le gouvernement française "contre toute autre stupidité". Après les combats meurtriers entre l’armée mauritanienne et Aqmi dans le nord du Mali vendredi et samedi, cette allusion faisait probablement référence à l’option militaire, qui semble envisagée par Paris.

Signé Abdelhamid Abou Zeïd

Dans son message, Aqmi précise que l’opération était dirigée par l’Algérien Abdelhamid Abou Zeïd. Ce chef d’un groupe opérant dans le Nord du Mali est considéré comme particulièrement dangereux : l’assassinat de l’otage britannique Edwin Dyer en 2009, et plus récemment, la mort du Français Michel Germaneau en juillet dernier, lui sont attribués.

L’identité du ravisseur paraît cohérente avec la localisation supposée des otages, qui seraient détenus dans les sanctuaires d’Aqmi dans le nord du Mali. "Les ravisseurs qui ont opéré au Niger ont très vraisemblablement franchi la frontière du Niger pour être au Mali", a confirmé le ministre français de l’Intérieur Brice Hortefeux arrivé à Bamako mardi.

D’après Laouali Dan Dah, le porte-parole du gouvernement nigérien, tous les otages sont encore en vie.

Les vols de reconnaissance de l’armée française pour tenter de localiser les otages, à partir de Niamey, se sont poursuivis mardi.

D’après des responsables américains cités anonymement par l’AFP, la France aurait demandé une aide des Etats-Unis pour localiser les otages. Selon les experts, Washington pourrait fournir des images satellites ou des drones, mais les responsables cités par l’AFP ont refusé de donner d’avantage de détails.

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