Politique

L’actualité internationale à travers « Tendances transatlantiques 2010 »

Le dernier sondage annuel de l’institut américain German Marshall Fund paru le 15 septembre et intitulé « Tendances transatlantiques 2010 » fournit des statistiques sur la perception que certaines populations ont des affaires du monde. L’échantillon est composé par plus de 1000 habitants de 11 pays européens, des Américains et des Turcs.

Mis à jour le 22 septembre 2010 à 12:05

La popularité du président américain a-t-elle pris des rides, alors qu’il était plébiscité dans les études précédentes. 78 % des Européens sondés ont toujours une opinion favorable du président Barack Obama, une légère baisse par rapport à 2009, où ils étaient 83 %.

C’est au Portugal que la politique internationale d’Obama est la plus appréciée (88 %), alors que les Turcs semblent moins convaincus avec 28 %. Les Américains de leur côté approuvent à 52% la diplomatie de leur président.

Des crises afghane et iranienne en passant par la question turque

Les Allemands sont les plus pessimistes sur la possibilité de voir la situation en Afghanistan se stabiliser, avec seulement 10 % d’opinions positives. Les Américains, avec 56 % sont les plus optimistes.
62 % des Européens dans l’ensemble estiment que l’Otan devrait intervenir en dehors de l’Europe.

Une action militaire en Iran pour l’empêcher d’acquérir des armes de destruction massive n’est pas souhaitable : seuls 9 % des Américains, 6 % des Européens et 3 % des Turcs le préconisent.
Mais le verdict est différent si la question est posée en tenant compte du fait qu’aucune solution diplomatique n’a permis de faire renoncer l’Iran. 64 % des Américains estiment qu’il faudrait alors intervenir militairement, de même que 43 % des Européens. En revanche, 54 % des sondés estiment qu’il serait préférable d’accepter un Iran nucléaire.

En 6 ans, on constate un effondrement de l’attachement des Turcs à leur entrée dans l’Union européenne : 74 % en 2004 pour seulement 38 % aujourd’hui estiment que ce serait une bonne chose. L’appartenance d’Ankara à l’Otan subit la même désaffection : elle était essentielle pour 54 % des Turcs en 2004, mais seulement pour 30 % en 2010.