Politique

Crise des otages : la France mobilise ses réseaux

À Paris, les réunions se multiplient pour tenter de gérer au mieux la crise née de l’enlèvement par Aqmi de sept otages au Niger. Les dernières rencontres en date impliquent Salou Djibo, Claude Guéant, Robert Bourgi et Anne Lauvergeon.

Mis à jour le 27 septembre 2010 à 09:25

Plusieurs rendez-vous ont été organisés à Paris, le week-end dernier, dans le but de coordonner l’action de la diplomatie française dans la crise des sept personnes, dont 6 salariés d’Areva et de Vinci, enlevés au Niger le 16 septembre dernier. Les otages seraient vivants et détenus dans la région des monts Timétrine (nord-est du Mali) par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a revendiqué l’enlèvement, le 22 septembre dernier. La France a fait savoir qu’elle était prête « à discuter » avec les ravisseurs.

En attendant, on se concerte. Vendredi à 17h, l’un des missi dominici de Nicolas Sarkozy pour les affaires africaines, l’avocat franco-libanais Robert Bourgi, a ainsi rencontré Anne Lauvergeon au siège d’Areva à Paris. La présidente du directoire du groupe nucléaire français, qui est restée très discrète depuis le début de la crise, doit se rendre jeudi au Niger.

Puis, le lendemain, c’est Claude Guéant, le secrétaire général de l’Élysée, qui s’est rendu – en compagnie, encore, de Robert Bourgi -, à la maison du Niger, à la Celle Saint-Cloud (banlieue parisienne). Les deux hommes se sont entretenus à partir de 18h30 avec le chef de la junte nigérienne, Salou Djibo, qui revenait de la 65e Assemblée générale de l’ONU à New-York. La lutte contre Aqmi était bien-sûr au cœur des discussions.