Politique

Rachida Dati, ou l’inflation des lapsus en politique

En confondant « inflation » et « fellation », dimanche dernier sur Canal +, l’ex-garde des Sceaux a sans doute commis un savoureux lapsus. Mais elle est loin d’être la seule.

Mis à jour le 27 septembre 2010 à 18:47

Même en disgrâce auprès de l’Élysée, Rachida Dati conserve son sens de l’humour. Invitée dimanche dernier de la chaîne de télévision Canal +, la députée européenne et maire du très chic 7e arrondissement de Paris a vu sa langue déraper très malencontreusement alors qu’elle s’en prenait aux fonds d’investissements étrangers : « Quand je vois certains qui demandent des taux de rentabilité à 20, 25 %, avec une fellation quasi nulle », s’est-elle emportée… Avant de continuer comme si de rien n’était.

Mais le lendemain, l’ex-ministre française de la Justice s’est rattrapée en commentant avec amusement sa mésaventure de la veille. « J’ai vu ça après coup. Sauf que quand on regarde bien, j’ai juste parlé un peu trop vite, mais bon si ça fait rire tout le monde ! », a lancé l’eurodéputée sur la radio RTL, dans un éclat de rire.

Franc succès

Quelque soit le degré de préparation de cette « saillie » médiatique, force est de reconnaître que Rachida Dati a remporté un franc succès sur internet. L’extrait de l’émission de Canal + a été visionné au moins un million de fois en 24 heures…

Rachida Dati n’est ni la première ni la dernière à commettre ce genre de lapsus linguae, très fréquent en politique. Dans un registre plus sobre, l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin avait appelé « Monsieur » l’actuelle ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, en 2000. Quant à Pierre Bérégovoy (lui aussi ex-chef de gouvernement socialiste), il avait annoncé en 1992 une « baise » de l’impôt sur les sociétés.

Mais la palme toutes catégories reste décernée au député Robert-André Vivien. Il avait invité ses collègues parlementaires à « durcir leur sexe » – au lieu de leur texte – à propos d’une loi… sur la pornographie. (Avec AFP)