Société

Où sont passés les 10 millions de F CFA de Kodjovi Obilalé ?

Grièvement blessé lors du mitraillage de la délégation togolaise en Angola à la veille de la CAN 2010, le portier des Éperviers, Kodjovi Obilalé, est au centre d’une polémique sur le montant réel de l’aide qu’il a reçue de son gouvernement.

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Mis à jour le 30 septembre 2010 à 19:35

Le portier des Éperviers, Obilalé au cours d’un match amical à Sarzeau, le 11 juillet 2009. © AFP

« Je suis un peu soulagé. J’ai une bonne nouvelle que je veux partager avec tout le monde. Le gouvernement a versé 25 millions de F CFA (38 200 euros) pour mon séjour à l’hôpital » en Afrique du Sud, a déclaré samedi dernier Kodjovi Obilalé au micro de Sport FM, une radio privée togolaise. L’information a été relayée en ce début de semaine dans plusieurs colonnes de la presse locale.

Le ministère des Sports qui est censé envoyer l’argent se déclare « surpris » par ce qu’il appelle une « erreur dans les chiffres ». Il clame haut et fort avoir envoyé 35 millions F CFA (53 500 euros) au gardien de but togolais. Le ministère atteste ses dires par le reçu de l’envoi d’argent.

« Lapsus »

« Nous pensions au départ que c’est un lapsus de la part de Obilalé ou des journalistes. Mais, ca devient plus inquiétant quand toute la presse locale et internationale parle de 25 millions », confie à jeuneafrique.com un proche du ministre, Christophe Tchao. 

« Qui a réceptionné la somme ? », se demande-t-on dans l’entourage de la plus haute institution sportive togolaise qui ne comprend rien à la situation. À Lomé, on attend un démenti du gardien de Pontivy (club amateur dans le nord-ouest de la France), qui est actuellement en rééducation au centre de Kerpape de Lorient.

En début de semaine, le président de la Fifa Sepp Blatter a lui aussi débloqué 18 500 euros d’un fonds de soutien au profit du portier Obilalé – somme qui représenterait les frais de quatre mois d’hospitalisation. Le patron du football mondial a précisé que « son organisation ne pouvait en aucun cas être considérée comme responsable de ce qui était arrivé le 8 janvier dans l’enclave de Cabinda ».