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TP Mazembe : pourquoi Diego Garzitto est parti

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Diego Garzitto, en retraite dans Le Jura, est libre de tout engagement.

Diego Garzitto, en retraite dans Le Jura, est libre de tout engagement. © AFP

Diego Garzitto a claqué la porte du TP Mazembe au mois de septembre. Vainqueur de la Ligue des champions en 2009 avec le club de Lubumbashi, l’entraîneur français s’est opposé à plusieurs membres du comité directeur, qui souhaitaient le voir quitter le banc pour s’occuper de la direction technique.

La lourde défaite concédée par le TP Mazembe face à L’Espérance Tunis (0-3), fin août, n’a pas précipité le départ de Diego Garzitto du club. La coïncidence des évènements aurait pu laisser supposer que ce revers, qui n’a pas empêché Mazembe de se qualifier pour les demi-finales de la Ligue des champions, avait scellé le sort du technicien français.

« Cela n’a rien à voir », a-t-il expliqué à jeuneafrique.com depuis son domicile jurassien. « Ce sont quatre membres du comité directeur, dont le trésorier et le secrétaire général, qui ont fait en sorte de m’écarter de l’équipe première, parce que je devenais gênant pour eux. Un jour, on m’a dit qu’un entraîneur sénégalais, Lamine N’Diaye, allait venir pour s’occuper de tactique. Puis on m’a proposé le poste de directeur technique. J’ai demandé à réfléchir. »

Jusqu’à ce matin de septembre où il a vu débarquer N’Diaye pour diriger l’entraînement. « Là, c’était trop. Cela ne pouvait plus continuer ainsi, et j’ai décidé de partir. » Malgré les protestations des bouillants supporters katangais, rendus nerveux par les manœuvres d’une partie du comité directeur du club, et qui souhaitaient que Garzitto termine la saison.

La « bande des quatre »

Garzitto, qui ne manquait jamais l’occasion de fustiger l’amateurisme de la « bande des quatre » et de dénoncer leur propension à se mêler de tout et notamment de la composition de l’équipe, entretenait des relations tendues avec cet aréopage. Mais selon certaines sources, il aurait souhaité, en compagnie du manager général Frédéric Kitenge, mettre à un terme à certaines pratiques de ses ennemis du comité directeur.

«L’État congolais donne de l’argent aux équipes engagées dans les compétitions continentales afin de couvrir les frais lors des déplacements à l’étranger. Or, il se raconte à Lubumbashi que certains demandaient des rallonges pas forcément justifiées à Moïse Katumbi, le président des Corbeaux. Après, on peut facilement imaginer où allait cet argent », avance une source proche du dossier. Interrogé sur ces prétendues magouilles, Diego Garzitto ne confirme rien. « Comme pas mal de monde à Lubumbashi, j’ai entendu des choses. Ce qui est certain, c’est que je ne comprendrai jamais comment Moïse Katumbi peut se laisser abuser par ces quatre personnages. »

Aujourd’hui libre de tout engagement, Diego Garzitto a été approché par des clubs saoudien, marocain et égyptien. Son fils Anthony, qui s’occupait à Mazembe des joueurs de retour de blessure est lui aussi au chômage. Florent Mulot, le préparateur physique, finira la saison au Tout Puissant. Quant à Nicolas Santucci, qui s’occupait des gardiens, il a rejoint Patrice Neveu au Smouha Sporting Club d’Alexandrie (Égypte).
 

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