Politique

Le second tour de la présidentielle est fixé au 24 octobre

| Par Jeune Afrique
Affiches électorales le 16 septembre 2010 à Conakry.

Affiches électorales le 16 septembre 2010 à Conakry. © AFP

La Présidence guinéenne a annoncé hier dans la soirée la date du second tour de la présidentielle, après deux reports successifs. Reste à savoir si elle sera acceptée par les finalistes Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé.

L’annonce officielle a eu lieu à la télévision. Mardi 5 octobre au soir, le ministre secrétaire général à la Présidence Tibou Camara a lu le décret présidentiel en évoquant « une très bonne nouvelle qui était attendue avec beaucoup d’effervescence, beaucoup d’espoir mais également avec de plus en plus d’impatience […] ».

La très bonne nouvelle ? La date du second tour de l’élection présidentielle, qui a été fixée après mûre réflexion au 24 octobre prochain, « sur proposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) », précise le texte officiel. La première date fixée, le 19 septembre, avait été reportée quatre jours avant le scrutin pour cause de violences et d’impréparation de la Ceni, qui avait évoqué des problèmes d’ordre logistique et technique. Puis les institutions de la transition étaient apparues désunies : les deux finalistes de la présidentielle se disputaient le contrôle de la Ceni, tandis que l’influence du général président Sékouba Konaté décroissait en même temps que sa popularité.

Discorde sur la Ceni

Les deux finalistes, qui devront se départager le 24 octobre, après cinquante ans de régimes autocratiques, sont l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo (Union des forces démocratiques de Guinée, UFDG), qui avait obtenu plus de 43 % des voix au premier tour du 27 juin, et l’opposant historique Alpha Condé (Rassemblement du peuple de Guinée, RPG), qui avait rassemblé 18 % des suffrages. Le second tour d’abord prévu le 18 juillet avait été reporté au 19 septembre, puis à une date indéterminée.

Depuis, les deux candidats s’entredéchirent au sujet de la Ceni – son actuel président, Louncény Camara, est soupçonné par l’UFDG de soutenir le RPG. Autre motif de tension : une plainte pour fraude électorale lors du premier tour doit être examinée le 8 octobre, selon RFI. L’un des deux finalistes aura-t-il l’audace de boycotter le scrutin ? Plus rien n’est impossible. (Avec AFP)

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