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Areva envisage le retour des expatriés pour poursuivre la production

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Photo prise le 23 février 2005 près de la mine d'uranium à ciel ouvert à Arlit.

Photo prise le 23 février 2005 près de la mine d'uranium à ciel ouvert à Arlit. © AFP

Le groupe nucléaire français envisage de faire venir des « volontaires » au Niger « dans les semaines qui viennent ». Les expatriés avaient été évacués des zones minières après les enlèvements de sept d’entre eux à Arlit.

Le groupe Areva risque-t-il un arrêt de sa production d’uranium au Niger ? Les 130 expatriés évacués à la suite des enlèvements à Arlit, mi-septembre, semblent en tout cas lui faire défaut dans le Nord du Niger.

Depuis qu’ils ont quitté la région, les travaux d’aménagement de la future mine d’uranium géante d’Imouraren (la deuxième du monde) sont au ralenti. Dans les deux autres en activité de Somaïr et Cominak, les Nigériens sont les seuls à poursuivre le travail « et on peut craindre un tassement de la production », explique une source proche du dossier à Jeune Afrique. « À terme la présence d’expatriés est nécessaire pour faire tourner l’usine de transformation qui pour l’instant fonctionne à plein régime », ajoute la même source.

D’ici à « quelques semaines », le groupe envisage un retour « volontaire » de quelques expatriés. « Il est vraisemblable que des rotations par petits groupes depuis Niamey, voire depuis Paris, soient privilégiés », confie notre interlocuteur.

"Coopération française"

Face au risque de baisse de production, qui menace le groupe français mais aussi le Niger (l’exploitation d’uranium représente 30 % des recettes du pays), Areva et Niamey sont en train de mettre en œuvre les conditions de sécurité nécessaires pour permettre le retour des expatriés.

Dans ce cadre, le Premier ministre nigérien Mahamadou Danda coordonne un groupe de travail comportant des spécialistes français des questions de sécurité. Si le Niger s’est engagé à assurer la sécurité dans la région, la « coopération française » est en effet active.

Niamey a d’ores et déjà  annoncé la mise en place d’un « nouveau dispositif de sécurité ». Sur les 350 militaires déjà en poste au moment de l’enlèvement, 200 soldats de plus sont annoncés.

Le leader mondial du nucléaire civil effectue quant à lui une « mise à plat » de ses propres mesures de sécurité sur ses sites de production.
Premier producteur mondial d’uranium, Areva extrait 27 % de sa production du sous-sol nigérien.

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