Politique

Présidentielle : Sékouba Konaté nomme un Malien à la tête de la Ceni

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Le général Sékouba Konaté, le 15 septembre 2010 à Conakry.

Le général Sékouba Konaté, le 15 septembre 2010 à Conakry. © AFP

À la suite des violents affrontements du 18 octobre entre la police et des militants de l’UFDG, le général Sékouba Konaté a remplacé Louseny Camara à la tête de la Ceni. Un Malien jusqu’alors simple expert technique, Siaka Toumani Sangaré, est désormais chargé d’organiser le second tour de l’élection présidentielle du 24 ocotbre.

Nul n’est prophète en son pays ? C’est donc un non Guinéen qui organisera le second tour de l’élection présidentielle du 24 octobre. Le Malien Siaka Toumani Sangaré a été nommé mardi 19 octobre président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Il vient remplacer Louseny Camara, en poste depuis septembre et fort décrié par le camp de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) groupé autour de Cellou Dalein Diallo. Il est accusé d’être favorable au Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) du second finaliste à l’élection présidentielle, Alpha Condé.

Louseny Camara (lire son portrait ici) se défendait pourtant de toute allégeance partisane. Mais une plainte pour « fraude électorale » de l’UFDG est déposée contre lui. Il doit répondre jeudi, à trois jour du second tour, de l’accusation de détournement de 109 procès verbaux lors du premier tour du 27 juin, dans la plus importante circonscription de Guinée, celle de Ratoma à Conakry. Selon l’UFDG, cette manœuvre avait entraîné l’annulation du vote dans la circonscription et empêché l’élection de Cellou Dalein Diallo dès le premier tour.

Problème de confiance

Dans ces conditions, le maintien en place de Louseny Camara aurait pu poser un problème pour l’acceptation des résultats par le camp Diallo après le vote. Mais c’est surtout les violences du 18 octobre – au moins 2 morts et 29 blessés par balles lors d’affrontement entre la police et des militants de l’UFDG – qui ont fait avancer la solution du remplacement de Camara par un étranger.

Nommé seulement pour l’organisation du second tour, Sangaré est un fonctionnaire de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il était jusqu’à présent « expert assistant technique auprès de la Ceni ». Louseny Camara n’est pas limogé, il devient vice-président, comme Aminata Mame Camara, qui avait elle aussi assuré la présidence intérimaire de la Ceni. Tout comme Camara elle a été critiquée par le clan Alpha Condé pour sa proximité supposée avec le camp Diallo… Un étranger pourra-t-il conduire la Guinée vers une élection pacifique ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite. (Avec AFP)

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