Elections

Sommet de l’OIF : Diouf réélu sans suspens

| Par Jeune Afrique
Bernard Kouchner et Abdou Diouf à Montreux pour une réunion préparatoire au sommet de l'OIF.

Bernard Kouchner et Abdou Diouf à Montreux pour une réunion préparatoire au sommet de l'OIF. © AFP

L’ancien président sénégalais, Abdou Diouf, a été réélu à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), à Montreux en Suisse.

La quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Montreux, en Suisse, pour le XIII sommet de la Francophonie n’ont pas fait duré le suspens.

Samedi, en début de soirée, le secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Abdou Diouf (75 ans), s’est accordé une petite pause durant le huis clos. Juste le temps pour les chefs de délégation de décider par acclamation et à l’unanimité sa reconduction à la tête de l’organisation pour un troisième mandat de quatre ans. A son retour dans la salle du Palais des congrès, l’ancien président sénégalais en poste depuis 2002 a été applaudi tandis que la présidente de la Confédération helvétique, Doris Leuthard,  prononçait un chaleureux discours de félicitation.

Autorité sur la scène mondiale

Un peu plus tôt lors de son allocution officielle, le président français, Nicolas Sarkozy, avait ouvertement soutenu Abdou Diouf. « La France souhaite qu’il poursuive son action les prochaines années », a-t-il déclaré après avoir salué son autorité sur la scène mondiale.

En fait, cette reconduction relevait de l’évidence. La candidature annoncée de la romancière franco-camerounaise, Calixthe Beyala, n’a obtenu aucun soutien.

Abdou Diouf peut donc poursuivre son action en faveur d’une « magistrature d’influence ». « C’est le pouvoir de convaincre et non pas de contraindre, d’ailleurs je n’ai pas les moyens de contraindre », commente-t-il.

En première ligne sur de nombreux processus électoraux en Afrique, l’OIF est directement impliquée en Guinée. Son expert électoral en mission à Conakry depuis huit mois, le général malien Siaka Toumani Sangaré vient d’être nommé à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Moins active en Côte d’Ivoire, l’Organisation va tout de même envoyer des observateurs électoraux pour l’élection présidentielle, prévue le 31 octobre. En 2011, outre la situation politique incertaine au Niger et à Madagascar, l’Organisation va porter une attention toute particulière aux scrutins présidentiels en Centrafrique et en RDC, et législatifs au Tchad. « Nous avons été sollicités par Kinshasa pour prendre en charge le contentieux électoral », assure un haut-fonctionnaire de l’OIF.

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