Politique

Obama perd la Chambre des représentants, mais conserve le Sénat

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Barack Obama, tentant de mobiliser ses troupes, le 30 octobre 2010 à Philadelphie.

Barack Obama, tentant de mobiliser ses troupes, le 30 octobre 2010 à Philadelphie. © AFP

Le président américain Barack Obama n’a plus le contrôle total du Congrès américain après les élections de mi-mandat qui étaient annoncées difficiles pour les démocrates.

Pas de miracle pour Barack Obama. Comme les sondages l’indiquaient depuis plusieurs semaines, le président américain a perdu le contrôle du Parlement américain lors des élections de mi-mandat.

Ses adversaires républicains ont ainsi largement remporté la Chambre des représentants avec au moins 239 sièges sur 435 d’après les derniers résultats, mercredi matin.
Les démocrates conservent en revanche d’une courte tête au Sénat, avec au moins 51 sièges sur 100. Le scrutin révèle une poussée à droite de l’électorat, notamment au sein même du parti républicain, où au moins deux candidats issus de la mouvance ultra-conservatrice du « Tea Party »  vont faire leur entrée au Sénat.

Compromis et défensive

Deux ans après son élection triomphale, Barack Obama n’a donc plus les coudées franches pour gouverner le pays comme il l’entend. Il va devoir passer des compromis et les réformes annoncées les plus controversées, comme la législation sur le réchauffement climatique et sur l’immigration, paraissent désormais peu probables.

Le président américain risque même de se retrouver sur la défensive quant aux acquis de ses deux premières années : les républicains veulent notamment défaire quelques-unes des principales dispositions de la réforme du système de santé, comme l’obligation pour les Américains d’avoir une couverture de santé.

La Maison Blanche a d’ores et déjà souhaité trouver « un terrain d’entente » avec les républicains et a affirmé que le président était « impatient de travailler avec eux » (la nouvelle Chambre sera investie en janvier).

Barack Obama peut toutefois continuer d’espérer, notamment pour une réélection pour un second mandat. Les républicains, qui n’ont cessé de s’opposer aux réformes impulsées par l’exécutif ces deux dernières années, devront désormais proposer et faire preuve de responsabilité. Selon certains analystes, cela devrait permettre au président américain de les faire apparaître comme un repoussoir.

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