Politique

Éric Besson promeut la « migration de circulation »

Pour une bonne réussite du projet de l’Office méditerranéen de la jeunesse dont la France est l’un des promoteurs, Éric Besson, ministre français de l’Immigration, a défendu à Tanger la mise en œuvre d’un partenariat permanent avec les entreprises du pourtour méditerranéen dont le Maroc.

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Mis à jour le 14 novembre 2010 à 10:43

Le ministre de français l’Immigration a participé au forum Medays 2010, un think tank marocain organisé par l’institut Amadeus jusqu’au 13 novembre à Tanger. Éric Besson a plaidé pour un partenariat permanent avec les entreprises méditerranéennes en vue d’une bonne réussite du projet de l’Office méditerranéen de la jeunesse (OJM).
Pour le ministre, les entreprises du pourtour méditerranéen constitueront un des piliers du projet, en termes de financement du programme dédié à la « mobilité de la jeunesse méditerranéenne ».

« La construction d’un espace méditerranéen de prospérité partagée et de compréhension mutuelle passe par de nouvelles opportunités données à la jeunesse pour être l’acteur de son propre avenir », révèle un document remis à la presse lors de cette rencontre avec les chefs d’entreprises marocaines venus à Tanger pour soutenir ce projet. À cet effet, des nombreuses bourses d’études et de stages de formation seront attribuées dans le cadre de l’OMJ, selon le ministre.

La création de ce projet décidé en octobre dernier par 16 pays du nord et du sud de la Méditerranée à l’exception de l’Algérie, doit être annoncée officiellement en janvier 2011 « vraisemblablement à Paris », a déclaré Besson.

La carte “compétences et talents”

Éric Besson a en outre affirmé qu’il croit à la « migration de circulation », c’est à dire qu’ « on puisse aller dans un pays se former dans une entreprise, d’apprendre de nouvelles technologies et de nouvelles méthodes et de revenir dans son propre pays d’origine ».

« Je suis en train de développer une carte de séjour dite de “compétences et talents” d’une durée de trois ans renouvelable une fois […] qui permet à une personne de rester six ans en France mais qui ne peut pas rester au delà sachant qu’elle [doit] apporter ses compétences et sa force de travail et qu’elle va acquérir d’autres lors de son séjour », a poursuivi le ministre.

Il a par ailleurs défendu les actions de son département en faveur d’une intégration des jeunes de banlieues françaises affirmant toutefois que celle-ci ne dépend pas seulement d’une seule partie. « Vous ne pouvez pas appuyer sur un bouton et la [intégration] décréter, un ensemble de facteurs devant y contribuer », a-t-il affirmé.

« Une intégration réussie c’est aussi bien connaître la langue, connaître les valeurs et avoir une chance statistique de trouver un bon emploi et de disposer d’un logement », a conclu Besson.

Le ministre est intervenu une première fois à ce forum, ce jeudi lors d’un panel sur l’emploi, l’éducation et la formation. Il exposera samedi 13 novembre sa position sur le thème « Migrations : la circularité est-elle une alternative à l’approche sécuritaire ? ».