Politique

Présidentielle : à Yamoussoukro, Ouattara rend hommage à « papa Houphouët »

Alassane Dramane Ouattara (à g.) avec Henri Konan Bédié à Abidjan, le 10 novembre.

Alassane Dramane Ouattara (à g.) avec Henri Konan Bédié à Abidjan, le 10 novembre. © AFP

Alassane Dramane Ouattara s'est rendu lundi dans la capitale Yamoussoukro, fondée par Félix Houphouët-Boigny, pour lui rendre un hommage appuyé, en présence de Henri Konan Bédié et de chefs traditionnels baoulés.

Opération séduction, suite. À l’occasion de la « journée de la paix », instaurée par le « père de la Nation » ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny, Alassane Dramane Ouattara (ADO) s’est rendu lundi à Yamoussoukro, dans le fief du candidat malheureux du premier tour Henri Konan Bédié (3e avec 25 % des voix au premier tour). Il y a rendu un hommage appuyé à Félix Houphouët-Boigny, fondateur de la capitale ivoirienne.

Après avoir déposé une gerbe sur la tombe du « père de la Nation », il a rencontré les chefs traditionnels baoulés (ethnie d’Henri Konan Bédié) qui l’ont baptisé du nom de « Nanan Allah N’Guessan ». Nouveau nom que ADO s’est empressé de réutiliser lors d’un meeting tenu dans la foulée.

Électeurs décisifs

Tout au long de la journée, il s’est efforcé de sceller son alliance avec Henri Konan Bédié, dont les électeurs du premier tour seront décisifs au second.

L’appelant « grand frère », ADO a même placé sa candidature sous l’autorité de l’ancien président ivoirien, qui avait été le Premier ministre de Félix Houphouët-Boigny .

« Si je suis élu vous serez mon patron », a même lancé Alassane Ouattara, dans la maison de « papa Houphouët ». Le candidat a par ailleurs dénoncé la « tricherie » conduite selon lui aux dépens de Bédié par le camp présidentiel.

L’ivoirité aux oubliettes

« N’ayez pas peur d’Alassane Dramane Ouattara », a encore lancé ce musulman du Nord dans une région majoritairement chrétienne, promettant de pas « remplacer les églises par des mosquées ».

Leur alliance avait pourtant été qualifiée de « contre-nature » par le camp du président-candidat Laurent Gbagbo, rappelant leurs longues années d’affrontement sur le thème de « l’ivoirité » avant de s’allier au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) en 2005.

Mais Henri Konan Bédié n’a pas non plus ménagé ses efforts pour faire connaître sa préférence. « J’ai désigné mon petit frère et je vous demande de le soutenir », a exhorté Bédié. Avant d’ajouter à l’attention des chefs de sa communauté en Baoulé : « Je compte sur vous tous. »

Se voyant déjà vainqueur au second tour, ADO a mis en garde Laurent Gbagbo « de ne pas s’accrocher au pouvoir le 28 novembre, de ne pas faire une tentative de confiscation du pouvoir ». (avec AFP)

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