Justice

Réunion à Dakar sur le financement du procès de Hissène Habré

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Portrait du président tchadien Hissène Habré pris le 17 janvier 1987, à N’Djamena.

Portrait du président tchadien Hissène Habré pris le 17 janvier 1987, à N'Djamena. © AFP

Les bailleurs internationaux doivent se rencontrer à Dakar pour émettre leurs promesses de dons afin de financer le procès de l’ex-dictateur tchadien Hissène Habré, exilé au Sénégal depuis 1990.

Hissène Habré va-t-il pouvoir être jugé au Sénégal, après des années de tergiversations en raison du financement de la procédure ? Les donateurs internationaux doivent se rencontrer à Dakar le 24 novembre prochain, afin de fixer ensemble les modalités de financement et faire état de leurs promesses de dons. Les organisations de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW), l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’homme (ATPDH), la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) s’en sont réjouies.

Cette réunion marque, selon elles, « une étape importante dans la longue campagne menée pour traduire l’ancien dictateur tchadien en justice ».

En effet, Hissène Habré vit en exil au Sénégal depuis 1990, date à laquelle il a été renversé par l’actuel président tchadien, Idriss Deby Itno. Il est accusé d’avoir commis des milliers d’assassinats politiques et de tortures systématiques durant ses années de pouvoir (1982-1990).

Un procès à 8,5 millions d’euros

Le Sénégal, qui a accepté en 2006 de le juger après une demande de l’Union africaine (UA), a toujours exigé que le procès soit financé par la communauté internationale. Exigence qui avait retardé le moment de voir Hissène Habré traduit en justice. Le Sénégal estimait le financement global de la procédure à 27 millions d’euros.

Selon le communiqué des organisations de défense des droits de l’homme, « les promesses de dons attendues lors de la réunion devront atteindre approximativement le budget global présenté par l’UA et l’Union européenne, fixé à 11,7 millions de dollars (8,5 millions d’euros) ».

« Le gouvernement sénégalais a par ailleurs annoncé qu’il entamerait les procédures préliminaires dès qu’il aurait reçu le financement », ajoute le texte. (avec AFP)

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