Sécurité

Présidentielle : nouveaux affrontements entre militants de Gbagbo et de Ouattara

Les forces de l'ordre dispersent la foule lors d'affrontements, le 19 novembre 2010, à Abidjan.

Les forces de l'ordre dispersent la foule lors d'affrontements, le 19 novembre 2010, à Abidjan. © AFP

La tension lors de la campagne pour le second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire est encore montée d’un cran, lundi. Dans le quartier d’Adjamé, à Abidjan, de nouveaux affrontements entre jeunes de la Fesci et du RHDP ont fait plusieurs blessés.

À Abidjan, le climat de la campagne électorale est de plus en plus délétère et n’augure rien de bon. Alors que le président candidat Laurent Gbagbo n’hésite plus à accuser ouvertement son rival Alassane Dramane Ouattara d’être responsable de « tous les coups d’État depuis 1999 » – signe d’une grande fébrilité à l’approche du second tour de la présidentielle ? – les partisans des deux finalistes continuent de s’opposer de manière sanglante dans les rues de la capitale.

Le signal de départ des violences a été donné vendredi par une descente « punitive » de sicaires de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci, « syndicat » proche de Laurent Gbagbo) au siège du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, opposition), à Cocody. On a alors dénombré une vingtaine de blessés, dont un grave.

Deux versions s’affrontent

Lundi soir, juste après un meeting de Laurent Gbagbo dans le quartier populaire d’Adjamé, fief d’ADO, nouvelles scènes de chaos. Le nombre des blessés n’est pas connu avec précision. La police est cependant rapidement intervenue, dispersant les jeunes militants à coup de gaz lacrymogènes et évitant des violences pires encore. Les deux camps se rejettent la responsabilité des affrontements.

Selon Brice Gueï, responsable de la Fesci dans le quartier, où elle est implantée dans une importante cité universitaire, des jeunes supporteurs de l’opposition auraient agressé des étudiants pro-Gbagbo à coups de gourdin au moment où la foule se dispersait, faisant « deux blessés » dans leur rang. Pour Michel Kacou, responsable local du RHDP, il s’agit au contraire d’une « provocation » de la Fesci. Selon lui, le bilan est d’au moins « une dizaine de blessés légers ». La sécurisation du scrutin s’annonce particulièrement difficile dans la capitale ivoirienne. (Avec AFP)

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