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Diplomatie

Kadhafi vole au secours de WikiLeaks

En 2011, la CIA avait fourni des informations au dirigeant lybien sur ses opposants.

En 2011, la CIA avait fourni des informations au dirigeant lybien sur ses opposants. © AFP

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi juge WikiLeaks « très utile » car mettant fin à « l’hypocrisie américaine ». Lui-même écorché par les révélations, il a toutefois affirmé que le site ne devrait pas porter atteinte « à l’image des gens ».

Égratigné par les diplomates américains dans plusieurs télégrammes de WikiLeaks, le Libyen Mouammar Kadhafi prend sa revanche.

Alors que la plupart des États s’offusquent des révélations de l’organisation co-fondée par Julian Assange (arrêté hier à Londres pour une affaire de mœurs en Suède), le « Guide » libyen les juges pour sa part « très utile ».

Les documents dévoilés par le site ont « mis à nu l’hypocrisie américaine » et « prouvé que l’Amérique n’était pas comme elle le laissait croire à ses alliés ou à ses amis » a déclaré Mouammar Kadhafi lors d’une visioconférence donnée à la London School of Economics jeudi 2 décembre. Évènement dont les extraits ont été publiés par l’agence de presse officielle Jana mercredi.

"Hypocrisie internationale"

« La vraie diplomatie américaine a été révélée par les documents confidentiels » publiés par Wikileaks, a-t-il encore affirmé. Il a espéré que l’organisation pourrait continuer à publier « toutes ces communications secrètes qui mettent à nu l’hypocrisie internationale ». Avec une réserve toutefois : le site « pourrait perdre sa crédibilité s’il commence à pêcher dans les eaux troubles et à porter atteinte à l’image des gens », selon lui.

Certains télégrammes américains révélés par WikiLeaks contenaient des commentaires peu amènes de diplomates américains à l’endroit du dirigeant libyen. Ils indiquaient ainsi que « sa détestation des long-courriers, et son apparente crainte de survoler l’eau a causé des casse-tête logistiques à son personnel » ou encore qu’il était « presque obsessivement dépendant d’un petit noyau de personnes de confiance » parmi lesquels une « voluptueuse infirmière ukrainienne ».

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