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Politique

WikiLeaks : le grand déballage se poursuit

JDe g. à dr. : Kabila, Museveni, Mbeki, Mkapa et Kagamé.

JDe g. à dr. : Kabila, Museveni, Mbeki, Mkapa et Kagamé. © Reuters

Sur le continent, les révélations du site WikiLeaks s’étendent à des régions et des dirigeants politiques jusque-là épargnés. Laissant penser qu’on est encore loin de la fin de ce grand déballage.

Les télégrammes diplomatiques rendus publics par WikiLeaks n’épargneront personne. En Ouganda, ils révèlent que le président Yoweri Museveni a, pendant un moment, craint que Mouammar Kadhafi n’attente à sa vie en raison de leur différend sur la création des « États-Unis d’Afrique » voulue par le guide libyen. « Museveni demande que les gouvernements américain et ougandais se coordonnent pour accroître la surveillance aérienne lorsqu’il traverse l’espace aérien international », affirme un câble envoyé le 18 juin 2008 aux ambassades américaines de Kampala, Harare, Kinshasa et Tripoli.

Par ailleurs, Museveni pense que Kadhafi est « un problème » pour l’Afrique. Que Joseph Kabila n’est ni « sérieux » ni « déterminé » pour poursuivre les rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur dans la forêt de Garamba. Que Robert Mugabe est une honte pour les autres dirigeants des mouvements de libération nationale…

Chinoiseries diplomatiques

Au Kenya, les télégrammes de l’ambassade américaine de Nairobi soulignent la faible implication des élites dirigeantes pour lutter contre l’impunité et la mauvaise gouvernance.

Sont aussi montrés du doigt les efforts sonnants et trébuchants de la Chine pour obtenir des contrats ou assurer des débouchés à des produits contrefaits. Le géant asiatique fournirait par ailleurs des gadgets de télécommunication aux services secrets kényans – lesquels sont pourtant connus pour être très proches des États-Unis. En outre, un important réseau de trafiquants de drogue opèrerait dans le pays, n’hésitant ni à corrompre ni à tuer.

Même accusation concernant le Mozambique. Selon le chargé d’affaires de l’ambassade américaine, le pays serait « la deuxième place africaine la plus active pour le trafic de narcotiques ». Sont mis en cause deux Mozambicains, Mohamed Bachir Suleiman et Ghulam Rassul Moti. Le premier aurait des liens directs avec le président Armando Guebuza
 

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