Politique

« Écran 60 » : la nuit culturelle du cinquantenaire célébrée à Ouaga

C’est sous le label « Écran 60 » que la nuit culturelle du cinquantenaire des indépendances burkinabè a été fêtée le dimanche 12 décembre à Ouagadougou. La prestigieuse salle des banquets Ouaga 2000 a hébergé un public distingué le temps d’une agréable soirée africaine.

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Mis à jour le 13 décembre 2010 à 11:23

Pour l’occasion, la salle des banquets de Ouaga 2000 est parée de jaune, vert et rouge, les couleurs du drapeau burkinabè. Le défilé de grosses cylindrées et les invités en somptueuses tenues donnent un faux air de Festival de Cannes à cette soirée. Le ton est donné, musique et glamour sont au programme.

Dur d’imaginer qu’une heure auparavant Sally Koné, l’organisatrice de la manifestation était sur des charbons ardents : les mannequins avaient à peine eu le temps de répéter et la télévision nationale chargée de retransmettre l’évènement en direct n’avait pas encore terminé son installation. Alors qu’on annonçait l’arrivée imminente de Chantal Compaoré, première dame du Burkina Faso

Michael Jackson primé

Côté programme, la soirée est prometteuse. Les couturiers invités font partie des plus grands en Afrique et dans le monde. Tout d’abord Pathé O, stylite burkinabè dont les chemises sont cooptées par Nelson Mandela. La Béninoise Pépita D, l’Ivoirien Gilles Touré ou encore le Libanais Tony Ward, qui habille Whitney Houston et Mariah Carey.

De grosses pointures de la musique aussi : Ami Koïta du Mali, la Congolaise Pierrette Adams, la star burkinabè Jean-Claude Bamogo. Et, cerise sur le gâteau, Jermaine Jackson qui a fait spécialement fait le déplacement pour recevoir un diplôme d’honneur décerné à titre posthume à son frère Michael.

Lorsque Amobé Mévégué, l’un des quatre animateurs donne le top départ, tout est enfin en place. Le public ne verra pas le temps passer, emporté par le rythme de la soirée. Les défilés se suivent sans se ressembler, donnant à admirer des couleurs et des étoffes aux coupes audacieuses. Chaque créateur a revisité le style des années 1960, parfois avec humour, souvent avec audace. Si chaque chanteur a eu son lot d’applaudissements,  l’Ivoirien Daouda avec ses « Chroniques du quotidien » et Jean-Claude Bamogo accompagnés de danseurs aux déhanchements endiablés ont fait chanter et danser toute la salle.

Grand moment d’émotion lorsque Jermaine Jackson monte sur scène pour recevoir le prix de son frère, sous l’acclamation d’un public debout. Ceux qui avaient fait le déplacement pour le voir chanter ont été bien déçus : une irritation des cordes vocales l’en a empêché. Mais ce n’est que partie remise. La star américaine a promis de revenir très souvent au Burkina Faso où il se sent « chez lui ».