Politique

Présidentielle 2011 : alliance entre Kabila et les anciens rebelles du CNDP

De retournements d’alliance en réconciliations, l’ex-rébellion de Laurent Nkunda a parcouru du chemin. Elle va désormais prendre part à la grande alliance constituée autour du président congolais Joseph Kabila pour la présidentielle 2011.

Mis à jour le 14 décembre 2010 à 13:17

L’Alliance de la majorité présidentielle (AMP), crée par le président congolais Joseph Kabila en vue des élections de 2011, va intégrer dans ses rangs les membres du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP).

En  acceptant de travailler avec l’ancienne rébellion du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo) dirigée par Laurent Nkunda, depuis devenue parti politique après des accords de paix en 2009, l’AMP entérine la reconnaissance des anciens rebelles comme acteurs politiques majeurs.

Intégration dans l’armée régulière

Sur cette lancée, le gouvernement congolais doit prochainement reconnaître les grades des anciens combattants de la branche armée du CNDP, aujourd’hui intégrés aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Demeure encore la question de la libération des anciens rebelles toujours détenus par Kinshasa, même si certains ont déjà recouvré la liberté en vertu de la loi d’amnistie prévue par les accords de paix de mars 2009.

Le CNDP, initialement soutenu par les autorités rwandaises, est né en juin 2003 dans la région du Nord-Kivu (est de la RDC). Il a affronté l’armée congolaise en octobre 2008 avant un retournement d’alliances qui a vu Kinshasa et Kigali s’unir contre les rebelles hutus rwandais du FDLR en janvier 2009.

C’est au cours d’une vaste opération militaire conjointe entre les deux pays que Laurent Nkunda, le chef du CNDP, est arrêté. Il est aujourd’hui placé en résidence surveillée près de Kigali.