Défense

Marche du camp Ouattara : le général Mangou prend Choi à partie

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Philippe Mangou ne veut pas être tenu pour responsable de violences contre des civils désarmés.

Philippe Mangou ne veut pas être tenu pour responsable de violences contre des civils désarmés. © AP

Alors que le camp du président élu Alassane Ouattara appelle à marcher pacifiquement sur la RTI et la Primature jeudi et vendredi, le chef des forces loyales au président sortant Laurent Gbagbo avertit qu’il tiendra le représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, Young-jin Choi, responsable d’éventuelles violences.

L’armée fidèle à Laurent Gbagbo n’est pas très à l’aise avec l’appel lancé par le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition qui soutient le président élu Alassane Ouattara) de marcher jeudi sur la RTI (télévision publique) puis, vendredi, sur la Primature. Une manœuvre qui devrait susciter une opposition vigoureuse de sa part. Au risque de violents affrontements…

Menaces voilées ?

Menaces voilées ou pas, le chef d’état-major des forces militaires du camp Gbagbo, le général Philippe Mangou, s’exempte par avance de toute responsabilité dans les violences qui pourraient survenir dans les jours à venir. C’est du moins ce qui ressort d’un communiqué lu sur la RTI mercredi par le porte-parole de Mangou, le lieutenant-colonel Hilaire Babri-Gouhourou.

« Le général Philippe Mangou, chef d’état-major des armées et l’ensemble des FDS [Forces de défense et de sécurité] tiennent M. Choi pour responsable des conséquences imprévisibles qui pourraient résulter de ces actions projetées », explique-t-il en faisant référence aux marches de l’opposition. « […] Des informations en possession de l’état-major des armées […] affirment que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire (Choi Young-Jin), soutient ces projets », continue le porte-parole de l’armée. Sans plus de précision… Mais le but de la manœuvre n’est peut-être pas tant d’accuser Choi de parti pris que de l’amener, justement, à se désolidariser des actions menées par le camp du président élu, Alassane Ouattara… (Avec AFP)
 

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