Politique

Sidi Bouzid trouve des soutiens jusqu’à Tunis

Des Tunisiens manifestent leur soutien aux habitants de Sidi Bouzid, le 27 décembre à Tunis.

Des Tunisiens manifestent leur soutien aux habitants de Sidi Bouzid, le 27 décembre à Tunis. © AFP

Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Tunis mardi en soutien aux habitants de la région de Sidi Bouzid (centre-ouest de la Tunisie), qui connaît des troubles sociaux depuis plus d'une semaine. D’autres rassemblements ont eu lieu dans d’autres villes.

La contestation prend de l’ampleur en Tunisie. Lundi, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés dans le centre de Tunis en soutien à la population de la région de Sidi Bouzid, endeuillée après les suicides d’au moins deux jeunes diplômés qui éprouvaient des difficultés à s’insérer socialement.

Plusieurs syndicats, dont ceux de l’enseignement secondaire, de la poste et des caisses de sécurité de la santé avaient lancé un appel à manifester. Les manifestants se sont rassemblés devant le siège de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), dans le centre de la ville.

Plusieurs villes mobilisées

Face à un imposant dispositif de police, dans le secteur de la place Mohamed Ali, ils ont renoncé à défiler mais sont restés quelque trois heures sur place, scandant des slogans sur « le droit de travailler », le « développement équitable entre les régions » et la « libération des prisonniers de Sidi Bouzid ».

D’après la télévision panarabe Al-Jariza, l’appel de l’UGTT à manifester a été suivi dans d’autres villes tunisiennes. À Sidi Bouzid, face au palais de Justice, des avocats en robe noire ont brandi des panneaux exprimant leur soutien aux habitants de la région.

Le 19 décembre, un premier jeune homme s’était immolé par le feu avec de l’essence devant la préfecture, après s’être fait confisqué la marchandise qu’il vendait illégalement, d’après les autorités. Il aurait survécu, mais se trouverait dans un état critique. Cinq jours plus tard, un autre jeune s’est mortellement électrocuté en public, en grimpant au sommet d’un poteau électrique dans la ville Sidi Bouzid. Des affrontements entre des manifestants et la police, faisant un mort, s’en sont suivis.

Dimanche, un troisième homme diplômé mais sans travail, a été retrouvé mort dans un puits de la région. Les autorités contestent qu’il s’agisse d’un suicide. (avec AFP)

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