Politique

Callixte Mbarushimana va être remis à la CPI

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Callixte Mbarushimana devra répondre de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Callixte Mbarushimana devra répondre de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. © Michel Euler/APSIPA

Le secrétaire exécutif des FDLR Callixte Mbarushimana va être remis par la France à la CPI, devant laquelle il sera jugé pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

La Cour de cassation française a levé les derniers obstacles à la remise de Callixte Mbarushimana à la Cour pénale internationale (CPI).

La Cour de La Haye réclamait cet homme, résidant en France, pour son rôle présumé dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans l’est de la RDC en 2009.

Bien qu’il réside en France depuis 2002, le procureur de la CPI considère qu’en tant que secrétaire exécutif des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), il est responsable en qualité de donneur d’ordres, dans les exactions de cette rébellion en partie composée d’anciens génocidaires hutus rwandais dans l’est de la RDC.
Interpellé le 11 octobre dernier suite à un mandat d’arrêt sous scellés (secret) délivré par la CPI, il avait formé deux pourvois en cassation rejetés mardi.

"Coopération judiciaire historique"

Il est notamment accusé de meurtres, viols et tortures, commis par des membres de son organisation pendant des opérations militaires conjointes des armées congolaise et rwandaise contre les FDLR.

Comme il n’y a pas besoin de décret d’extraditions, il pourrait être transféré à La Haye « dans la foulée », a précisé Me Philippe Gréciano, l’un de ses avocats. « C’est une coopération judiciaire historique avec la CPI, a-t-il noté. Dans le contexte actuel de l’Afrique, peut-on croire en un signe de justice ou de réconciliation par l’ordre international ? »

Callixte Mbarushimana est par ailleurs poursuivi par la justice française pour son rôle dans le génocide au Rwanda en 1994. Il est mis en examen dans ce dossier pour « crimes contre l’humanité » depuis le 21 décembre, mais n’est pas poursuivi par le Tribunal pénal international pour le Rwanda.

L’organisation Ibuka (« souviens-toi », en langue rwandaise), principale association de survivants du génocide, l’accuse de s’être « distingué dans les massacres de Tutsis » à plusieurs barrages routiers dans la capitale, Kigali. Il y aurait « fait massacrer » des collègues tutsis qui « travaillaient avec lui au Pnud [Programme des Nations unies pour le développement] ». (avec AFP)

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