Politique

Nouveaux affrontements à Alger, Oran et Annaba

Les violences continuent en Algérie, où après la prière du vendredi, des affrontements ont éclaté à Alger, Oran et Annaba entre des groupes de jeunes et les forces de l’ordre.

Mis à jour le 7 janvier 2011 à 17:58

Scène de violences à Oran, le 6 janvier 2011. © AFP

D’un côté, pneus enflammés, jets de pierres et de bouteilles en verre. De l’autre, coups de matraques, grenades lacrymogènes et canons à eau… Après la prière du vendredi, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont repris à Alger, dans le quartier populaire de Belouizdad (Belcourt), tandis que des incidents similaires éclataient à Annaba, dans l’est de l’Algérie.

Épargnée jusqu’à présent par la contestation qui a touché une dizaine de départements, la ville d’Annaba a été le théâtre de violents affrontement dans le quartier populaire dit « gazomètre ». Les incidents ont commencé vers 15 heures locales(14 heures GMT) quand des centaines de jeunes se sont mis à lancer des pierres contre les policiers déployés depuis la veille, en particulier autour des bureaux de la wilaya (département).

Une jeunesse sans perspective

À Oran (Ouest), où plusieurs édifices publics avaient été saccagés mercredi soir, les échauffourées ont repris vendredi après-midi dans la quartier du Petit-Lac, à quelque 2 km de la ville. Des dizaines de jeunes ont attaqué avec des pierres des policiers qui ont riposté avec des grenades lacrymogènes. La contestation s’est également propagée à certains quartiers de Tébessa, ville de l’est proche de la frontière tunisienne.

Les moins de 30 ans constituent 75 % des 35,6 millions d’Algériens. Depuis plus d’une semaine, des jeunes dénoncent un peu partout dans le pays les passe-droits, la corruption et ce qu’ils appellent leur « mal-vivre », un terme recouvrant le chômage (qui touche plus de 20 % des jeunes), le manque de logements, mais aussi la cherté de la vie. Les produits de première nécessité ont récemment augmenté de 20 à 30 %. (Avec AFP)