Politique

Deuxième jour du scrutin : l’afflux des votants toujours impressionnant

Des milliers de Sud-Soudanais faisaient de nouveau la queue devant les bureaux de vote du Sud-Soudan lundi matin, au deuxième jour du scrutin historique qui doit mener à la partition du plus grand pays d’Afrique.

Mis à jour le 10 janvier 2011 à 09:02

Comme si c’était le premier jour, des files d’attente se sont formées dans la nuit devant certains bureaux de vote du Sud-Soudan.

C’était par exemple à l’université de Juba, la capitale du très probable futur État sud-soudanais. « Je suis arrivé à deux heures du matin. Hier, j’étais à l’église, et après la messe, je voulais voter, mais les files étaient trop longues. Alors je me suis dit qu’il était préférable de revenir aujourd’hui », a ainsi déclaré James Khor Chol, un votant de 28 ans.

Comme des milliers de Sud-Soudanais, il faisait la queue lundi matin, au deuxième jour du scrutin qui doit mener à la partition du plus grand État d’Afrique.

La participation, une donnée fondamentale

Loin de cette image idyllique, la situation était très tendue dimanche dans la province d’Abyei, encore disputée entre le Nord et le Sud, et où des nomades se rendent chaque année en provenance du Nord. De nouveaux affrontements entre tribus rivales Dinka et Messiriya ont fait au moins huit morts. Le référendum particulier à cette région a été reporté sine die en raison d’un différend sur le droit de vote des électeurs.

La participation est une donnée fondamentale car au moins 60 % des quatre millions d’électeurs sud-soudanais inscrits doivent avoir voté pour que le référendum soit valide.

Les bureaux de vote doivent rester ouverts encore six jours, jusqu’au 15 janvier, entre 8 et 17 heures locales. Dimanche, l’afflux a été tel que ces horaires ont été étendus.