Politique

Immolation par le feu : un Algérien succombe à ses brûlures

Un Algérien de 35 ans est décédé samedi soir de ses brûlures, après s’être immolé par le feu mardi dernier dans le centre de Dellys (est de l’Algérie). Il est le premier mort de tentatives de suicide par immolation qui touchent le pays depuis le début de la révolution chez le voisin tunisien.

Mis à jour le 24 janvier 2011 à 09:11

Un policier algérien, le 7 janvier 2011 lors d’une émeute à Alger. © AFP

Karim Bendine a succombé à ses brûlures samedi soir à l’hôpital de Douéra, près d’Alger. Il est le premier Algérien à décéder des suites d’une tentative de suicide par immolation depuis la mi-janvier.

Célibataire, souffrant de troubles mentaux, il s’était immolé par le feu pour une raison inconnue le mardi 18 janvier dans le centre-ville de Dellys (est de l’Algérie). La victime, brûlée au troisième degré sur l’ensemble de son corps, avait été transférée dans un état critique à l’hôpital de Douéra. Il doit être inhumé dans la commune voisine d’Afir, dont il est originaire.

Depuis le 12 janvier, sept autres tentatives de suicide par immolation par le feu ont été recensées.

Un nouveau Mohamed Bouazizi ?

Elles rappellent le suicide du Tunisien Mohamed Bouazizi, à Sidi Bouzid, le 17 décembre, qui avait déclenché les troubles sociaux ayant abouti au départ du président Zine el-Abidine Ben Ali du pouvoir.

Mais, contrairement au cas tunisien, des émeutes n’ont pas accompagné ces tentatives de suicide, même des mouvements de violentes protestations contre la cherté de la vie ont eu lieu entre le 6 et le 9 janvier.

Soucieux de calmer les choses, le gouvernement avait ordonné, avec un certain succès, une baisse des prix des aliments de base et affirmé qu’il continuerait à subventionner le blé, le lait et l’électricité notamment.

Une manifestation « pour la démocratie » réprimée par la police a toutefois fait plusieurs blessés samedi en plein centre d’Alger (19 selon la police, 42 selon l’opposition organisatrice du mouvement interdit).