Défense

La « marche du million » : une journée décisive pour les Égyptiens

La population égyptienne réclame le départ d'Hosni Moubarak depuis plus d'une semaine.

La population égyptienne réclame le départ d'Hosni Moubarak depuis plus d'une semaine. © AFP

La contestation égyptienne devrait arriver à son paroxysme aujourd’hui : plus de 5 000 personnes étaient déjà rassemblées ce matin, et des milliers d’autres sont attendues pour des manifestations géantes réclamant le départ du président Hosni Moubarak.

L’Égypte s’apprête peut-être à vivre un tournant dans son histoire ce mardi 1er février. Au huitième jour d’une contestation politique d’ampleur, la population a commencé à se rassembler dans le centre du Caire, sur la place Tahir (place de la Libération, NDLR), qui cristallise la révolte depuis une semaine. Plus de 5 000 personnes s’y trouvaient déjà tôt ce matin après y avoir, pour certaines, passé la nuit, et attendaient le coup d’envoi d’une grande manifestation baptisée « marche du million » (de personnes, NDLR) par les protestataires.

Les manifestants lançaient des slogans comme « Dehors Moubarak », et brandissaient des affiches représentant le président pendu, ou sa photo avec la mention « Ta tête va tomber ».

L’armée avec les manifestants

Des hélicoptères survolent en ce moment même le centre du Caire, et l’armée contrôle de nombreux accès au centre-ville. Le trafic ferroviaire a été suspendu lundi, empêchant les mouvements vers la capitale, mais les manifestants continuent à affluer vers le Caire pour réclamer la chute du régime d’Hosni Moubarak, à la tête du pays depuis 30 ans.

Une manifestation similaire est également attendue à Alexandrie, la deuxième ville du pays. L’armée égyptienne a déclaré lundi soir que les revendications du peuple étaient « légitimes » et s’est engagée à ne pas faire usage de la force contre les manifestants aujourd’hui.

Pour aider les Égyptiens à rester « connectés », Google a coopéré avec Twitter, pour mettre en place un système leur permettant d’envoyer des messages sur le site de micro-blogging par téléphone, sans avoir besoin de connexion web. Internet a été un puissant relais de communication entre les manifestants depuis le début de la mobilisation, en dépit d’un blocage des réseaux la semaine dernière.

Dialoguer avec l’opposition

Le vice-président Omar Souleimane, nommé à ce nouveau poste samedi dernier, a annoncé avoir été chargé par le président d’ouvrir un dialogue immédiat avec l’opposition, « autour de toutes les questions liées aux réformes constitutionnelles et législatives ».

Mais les Frères musulmans, force d’opposition la plus influente du pays, ont rejeté le nouveau cabinet formé ces jours-ci, appelant à « des manifestations massives afin que tout le régime – président, parti, ministres et Parlement – quitte le pouvoir ».

L’opposition a désigné dimanche Mohamed el-Baradei, l’ancien patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) comme son porte-parole. C’est lui qui devrait donc être l’interlocuteur du pouvoir. (avec AFP)

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