Sécurité

Marche d’Alger : échauffourées et interpellations en série

Environ 30 000 policiers tentent de contrôler quelque 2 000 manifestants, à Alger ce 12 février. © Louafi Larbi / reuters

La manifestation de l'opposition ne rassemblait à la mi-journée que 2 000 personnes environ à Alger, mais elle ne cessait de grossir. Cernée par les quelque 30 000 policiers déployés dans la capitale, elle n'a pour l'instant pas pu progresser sur son parcours prévu, de la place du 1er Mai à celle des Martyrs. Et beaucoup de militants, dont des parlementaires, ont été interpellés.

Quelque 2 000 manifestants – près de 5 000 selon certains journalistes algériens – étaient rassemblés ce midi à Alger, sur la place du 1er Mai, à l’appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), malgré l’interdiction des autorités. Parmi eux, des islamistes de l’ex-Front islamique du salut (FIS, dissous), dont Ali Belhadj, ont réussi brièvement à forcer l’important dispositif des forces de l’ordre qui les encerclaient avant de se retrouver à nouveau bloqués. La marche qui devait rallier la Place des Martyrs, distante d’environ 4 km du point de regroupement, tendait donc à se transformer en simple assemblement à la mi-journée, avec des slogans hostiles au pouvoir comme "Algérie Libre" ou "Le régime dehors !"

Environ deux heures avant le début de la marche prévue à 11 heures locales (10 heures GMT), des échauffourées ont éclaté entre les manifestants – qui ne seraient que 800 selon la police – et les forces de l’ordre. De nombreuses interpellations ont eu lieu – 14 selon certaines sources.

Parmi les personnes arrêtées, on compte Fodil Boumala, l’un des fondateurs de la CNDC, et Othmane Maazouz, un député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD de Saïd Sadi). Said Sadi s’est quant à lui indigné que "le doyen de la Ligue de défense des droits de l’homme algérien, Ali Yahia Abdelnour, âgé de 90 ans, ait été malmené" par les forces de l’ordre.

À Oran aussi

Face aux manifestants, une vingtaine de jeunes manifestaient leur soutien au président algérien, criant "Bouteflika n’est pas Moubarak", en référence à la chute la veille du président égyptien Hosni Moubarak. Des slogans rappelant ceux de certains militants contre-révolutionnaires égyptiens criant il y a peu, sur la place Tahrir, "Moubarak n’est pas Ben Ali"…

À Oran, la grande ville de l’ouest de l’Algérie, un rassemblement de 400 à 500 personnes, lui aussi interdit, a commencé vers 11 heures sur la Place du 1er novembre. Une dizaine d’interpellations ont déjà eu lieu selon l’AFP, dont le correspondant du quotidien arabophone El Khabar, Djaafar Bensaleh. En revanche, à Bougie, en petite Kabylie, et plus loin à Annaba, principale ville de l’est algérien, la situation était calme. (Avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte