Justice

Le gouvernement tunisien réclame aux Saoudiens l’extradition de Ben Ali

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L’ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, le 22 décembre 2010 à Tunis.

L'ex-président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, le 22 décembre 2010 à Tunis. © AFP

La Tunisie souhaite des informations sur la santé du président déchu Zine el-Abidine Ben Ali, réfugié en Arabie Saoudite. Elle demande aussi son extradition et l’accuse de « crimes graves » commis avant la révolution de janvier.

Le ministère tunisien des Affaires étrangères veut d’abord la vérité. L’état de santé de l’ex-président tunisien fait depuis quelques jours l’objet de toutes les rumeurs, du coma au décès en passant par l’accident vasculaire cérébral (AVC).

Une demande a été adressée à l’Arabie saoudite, de faire toute la lumière sur « l’état de santé du président déchu, à la lumière des informations contradictoires véhiculées à propos de la détérioration de son état de santé et de son décès éventuel », a-t-on appris dans un communiqué du ministère dimanche 20 février. Zine el-Abidine Ben Ali s’est réfugié à Djeddah après avoir été contraint à quitter le pouvoir, le 14 janvier dernier, sous la pression de la rue.

Ensuite, Tunis veut pouvoir juger son ancien dirigeant. Le ministère a également annoncé avoir « adressé par voie diplomatique une demande officielle aux autorités saoudiennes » qui a « pour objet d’extrader le président déchu ».

« Incitation à l’homicide volontaire »

Selon le communiqué, « une nouvelle série d’accusations » pèse désormais sur Ben Ali. Des « accusations relatives à son implication dans plusieurs crimes graves qui consistent à commettre et à inciter à l’homicide volontaire et à semer la discorde entre les citoyens d’un même pays en les poussant à s’entretuer », est-il précisé.

Ceci vient « s’ajouter à la commission rogatoire émise par les autorités tunisiennes compétentes et adressée auparavant aux autorités judiciaires saoudiennes, dans le cadre d’une action inquisitoire intentée, actuellement, contre le président déchu et son clan ».

Le raïs tunisien était en effet déjà accusé de « possession de comptes bancaires et de biens immobiliers dans plusieurs pays, dans le cadre des opérations de blanchiment d’argent, acquis par voie illégale ainsi que la tenue et l’exportation illicites de monnaies étrangères ».

Découverte d’un trésor

Selon des images diffusées par la télévision nationale, une grande quantité d’argent et de bijoux d’une grande valeur « bien cachés par la famille Ben Ali » ont été découverts samedi dans une bibliothèque du palais présidentiel à Sidi Bou Said. Ils ont été transportés à la Banque centrale.

Depuis son départ, les avoirs du président déchu ont été gelés dans plusieurs pays, de nombreux membres de sa famille ont été arrêtés et un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui et son épouse.  (avec AFP)

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