Politique

Évasion d’un terroriste tunisien : le chef des renseignements maliens limogé

L'homme soupçonné d'avoir commis un attentat devant l'ambassade de France au Mali, le 5 janvier. © AFP

Le directeur de la sécurité d’État, Mami Coulibaly, a été limogé ce mardi, après l’évasion d’un terroriste tunisien vraisemblablement membre d’Aqmi. Ses services "en avaient la garde".

Le directeur de la sécurité d’État paie les pots cassés. Mami Coulibaly, le chef des services de renseignement maliens a été limogé ce mardi, au lendemain de l’évasion d’un terroriste.

Ce dernier, Senoun Bechir, un jeune Tunisien de 24 ans qui affirme appartenir à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avait commis un attentat contre l’ambassade de France à Bamako, début janvier.

Armé d’un pistolet automatique, il avait déclenché un engin explosif (une grenade selon certains témoignages) devant le bâtiment situé en plein cœur de la capitale malienne. Visiblement mal préparé, il avait été arrêté immédiatement après les faits et semble avoir agi en solitaire.

Le limogeage de Mami Coulibaly « ne veut pas dire qu’il est responsable de la fuite du terroriste, mais ce sont ses services qui en avaient la garde », a précisé la source de cette information à l’AFP.

Senoun Bechir était détenu au Mali dans un lieu tenu secret. « Plusieurs personnes chargées de le garder ont été interpellées », a indiqué une source au ministère malien de l’Intérieur, sans toutefois préciser les conditions de l’évasion.

Selon l’un des enquêteurs, Bechir avait été membre d’une katiba (groupe de combattants) d’Aqmi dans le Sahel. Il avait déclaré avoir « à titre personnel, la haine de la France ». (Avec AFP)
 

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