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En pleine croissance, Sifca dope sa présence au Liberia

Yves Lambelin, directeur général de Sifca et Ellen Johnson-Sirleaf, la présidente du Liberia. © D.R.

Présent au Liberia depuis bientôt trois ans, le géant agro-industriel ivoirien Sifca a réalisé à quelques semaines d'intervalle deux opérations majeures dans le caoutchouc et l’huile de palme, deux de ses trois filières principales avec le sucre. Il montre ainsi sa vitalité, à l'heure de présenter un excellent bilan 2010.

Sifca accélère au Liberia. Dans l’hévéa, la filiale locale de Sifca, Cavalla Rubber Corporation (CRC), a ajouté 22 000 hectares de plantations aux 8 000 qu’elle exploitait déjà en leasing. Mais il faut aussi compter 5 000 hectares supplémentaires, qui seront consacrés aux plantations villageoises.

La concession signée avec le gouvernement libérien sur cinquante ans concerne le comté du Maryland, près de la frontière ivoirienne. CRC s’engage à y construire une usine de caoutchouc et à investir plus de 25 millions d’euros au cours des dix prochaines années. Mais ce n’est pas tout.

Politique de revitalisation

Dans la même zone du pays, Sifca a également décroché pour 46 millions d’euros une concession dans le domaine de l’huile de palme. Une autre filiale locale de Sifca, Maryland Oil Palm, récupère ainsi la gestion de l’huilerie et des 8 800 hectares de palmiers auparavant gérés par la société d’État Decoris Oil Palm, mais qui ont été laissés pour l’essentiel à l’abandon.

Réalisées dans le cadre de la politique de revitalisation des productions agricoles menée par la présidente Ellen Johnson-Sirleaf, ces deux opérations sont un succès pour Sifca. Elles avaient été annoncées depuis de longs mois, mais avaient fait l’objet d’une campagne médiatique défavorable, menée notamment par certains politiques.

Bilan florissant

Soutenu depuis plusieurs années par ses actionnaires et partenaires techniques (Michelin pour le caoutchouc, et Wilmar-Olam pour l’huile de palme), Sifca poursuit ainsi sa politique de développement au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), sa zone de prédilection. Déjà solidement implanté au Nigeria, au Ghana et en Côte d’Ivoire, le groupe ivoirien vient par ailleurs d’annoncer une année 2010 de très bonne facture.

Selon un bilan encore provisoire, son chiffre d’affaires s’est élevé l’année dernière à 430 milliards de F CFA (324 millions d’euros), en hausse de 46 %. Le bénéfice net aurait atteint 50 milliards de F CFA, près de trois fois le niveau de 2009. Une performance due en grande partie à l’explosion des cours du caoutchouc.

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