Politique

Côte d’Ivoire : Ouattara à Addis-Abeba pour écouter les conclusions du panel de l’UA

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Alassane Ouattara le 5 mars 2011 à Abidjan.

Alassane Ouattara le 5 mars 2011 à Abidjan. © AFP

Le président ivoirien élu Alassane Dramane Ouattara est arrivé à Addis-Abeba mercredi soir, où le panel des chefs d’État africains doit remettre ses conclusions ce jeudi. Le camp du président sortant Laurent Gbagbo a déjà fait savoir qu’il n’y avait « rien à négocier ».

Alors que la Côte d’Ivoire s’enfonce jour après jour un peu plus dans une crise qui tend vers la guerre civile, la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba ce jeudi apparaît comme une des dernières chances d’en sortir sans bain de sang.

Alassane Dramane Ouattara, le président élu, a quitté le Golf Hôtel pour la première fois depuis le début de la crise postélectorale pour s’y rendre. Il a atterri à Addis-Abeba mercredi soir peu avant 22h00 locales selon son entourage.

« Rien à négocier »

Il doit être entendu par le panel des chefs d’État africains désignés pour proposer des solutions « contraignantes ». Ces derniers – Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Jakaya Kikwete (Tanzanie), Idriss Deby Itno (Tchad) et Blaise Compaoré (Burkina Faso) – se sont réunis une première fois mercredi après-midi.

Le président sortant Laurent Gbagbo, lui aussi convié à Addis-Abeba, a décidé de ne pas faire le déplacement. Il doit être représenté par le chef de son parti, Pascal Affi N’guessan, lui aussi arrivé mercredi soir.

Son camp a clairement annoncé la couleur : « On ne négocie pas les résultats d’une élection, il n’y a rien à négocier », a déclaré le président du Conseil économique et social ivoirien, Laurent Dona-Fologo.

Ouattara pourra-t-il revenir au Golf ?

Laurent Gbagbo pourrait se servir de cette réunion pour empêcher son rival Alassane Ouattara de revenir à Abidjan. Quelques heures à peine après le départ de ce dernier pour la capitale éthiopienne, Laurent Gbagbo a interdit la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci) et la force française Licorne « de survol et d’atterrissage ».

Or depuis qu’Alassane Ouattara et son gouvernement sont retranchés à l’hôtel du Golf, c’est l’Onuci qui permet les allées et venues et approvisionnements depuis l’extérieur par hélicoptère, les voies d’accès au sol étant bloquées par les Forces de défense et de sécurité (FDS, fidèles à Laurent Gbagbo).

Mercredi, Alcide Djédjé, le ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo, s’est prévalu du soutien de sept pays africains : l’Angola, l’Ouganda, l’Afrique du Sud, la RDC, la Gambie, la Guinée équatoriale et le Ghana. Parmi eux, seule l’Afrique du Sud est représentée dans le panel des chefs d’État de l’UA. L’organisation panafricaine continue de reconnaître Alassane Ouattara comme le vainqueur de l’élection présidentielle. (avec AFP)

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