Politique

Présidentielle béninoise : les autorités reconnaissent des « dysfonctionnements »

Après deux reports, le premier tour de l’élection présidentielle s’est tenu au Bénin ce dimanche 13 mars. Le chef de l’État sortant a admis que plusieurs erreurs avaient entaché l’organisation et le déroulement de la journée.

Mis à jour le 14 mars 2011 à 09:51

Des électeurs font la queue devant un bureau de vote à Cotonou, le 13 mars 2011. © AFP

Le scrutin présidentiel de ce dimanche 13 mars s’est déroulé dans un climat contrasté au Bénin. Après un retard au démarrage  – le vote a été reporté deux fois depuis le 27 février – les Béninois ont pu se rendre aux urnes. Si certains ont dénonçé un sabotage, d’autres ont salué le bon déroulement de la journée.

En sortant de l’isoloir, le président sortant Boni Yayi a de son côté reconnu « des erreurs ». « Il y a certainement des erreurs. C’est pourquoi, au nom de la nation, je demande pardon à ceux qui ont été omis, s’ils existent », a-t-il déclaré à des journalistes.

De nombreux Béninois avaient en effet déploré ces dernières semaines n’avoir pas pu s’inscrire électroniquement sur les listes électorales, ce qui avait entraîné les deux ajournements du scrutin.

"Des instructions n’ont pas été suivies"

Mais les difficultés semblent s’être poursuivies hier : des retards d’ouverture des bureaux de vote ont été rapportés, ainsi que l’absence de matériel électoral dans certains bureaux.

Le porte-parole de la commission électorale, Honorat Adjovi, a lui aussi reconnu l’existence de problèmes. « Nous avons donné des instructions qui n’ont pas été suivies », a-t-il dit, citant « une mauvaise répartition des bulletins dans certains bureaux de vote, ce qui explique les dysfonctionnements à ce niveau. Nous allons corriger cela les prochaines fois ».

Le dépouillement des bulletins a commencé dimanche en fin de journée dans des bureaux. Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant plusieurs jours. Des témoins ont déjà fait état d’une forte participation dans plusieurs endroits de Cotonou mais aucun chiffre global n’était disponible.

Le mandat de Boni Yayi expire le 6 avril et un nouveau président doit être proclamé avant cette date. Un second tour est jugé vraisemblable par beaucoup d’analystes. (avec AFP)