Politique

Plusieurs pays arabes prêts à intervenir en Libye, selon Alain Juppé

Mis à jour le 16 mars 2011 à 10:56

Selon le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, « plusieurs pays arabes » ont « assuré qu’ils participeraient » à une éventuelle intervention militaire internationale en Libye. Après l’attaque d’Ajdabiya mardi, les insurgés se sont retranchés à Benghazi, leur bastion assiégé.

Il y a urgence, mais tout n’est pas encore perdu. Le ministre français des Affaires étrangères semble encore croire à la possibilité d’une intervention militaire internationale contre les troupes de Mouammar Kadhafi en Libye, qui s’apprêtent à attaquer Benghazi, le bastion de l’insurrection.

Sur son blog, Alain Juppé a estimé mercredi que « seule la menace de l’emploi de la force peut arrêter Kadhafi ».

Hésitant entre l’emploi l’imparfait et du présent, il poursuit : « Nous pouv(i)ons neutraliser ses moyens aériens par des frappes ciblées. C’est ce que la France et la Grande-Bretagne proposent depuis deux semaines. »

Alain Juppé voit deux conditions à une éventuelle intervention : « Obtenir un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, seule source de droit international en matière d’usage de la force ; agir non seulement avec le soutien mais aussi la participation effective de pays arabes. »

Résolution déposée par la France, la Grande-Bretagne et le Liban

Sur ce dernier point, Alain Juppé assure que « plusieurs pays arabes nous ont assuré qu’ils participeraient ». Le chef de la diplomatie française ne dévoile pas le nom de ces pays, mais il précise qu’un projet de résolution pour permettre une intervention a été déposé au Conseil de sécurité par « la France, avec la Grande-Bretagne et le Liban ». « Ce sera l’honneur de la France d’avoir tout tenté pour y parvenir », ajoute-t-il.

Mardi soir, les combats se poursuivaient à Ajdabiya, dernier carrefour stratégique que les forces de Mouammar Kadhafi devaient conquérir avant d’arriver à Benghazi, la deuxième ville du pays et fief de l’insurrection. L’armée libyenne a notamment employé son aviation et de l’artillerie lourde pour bombarder la ville. (Avec AFP)