Diplomatie

Tunisie – Maroc : Caïd Essebsi parle du Sahara et de l’UMA avec Mohammed VI

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Béji Caïd Essebsi avec le roi du Maroc Mohammed VI à Rabat le 16 mars 2011.

Béji Caïd Essebsi avec le roi du Maroc Mohammed VI à Rabat le 16 mars 2011. © AFP

Lors d’un entretien avec le roi du Maroc Mohammed VI, le Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi a insisté sur la nécessaire relance de l’UMA. Un déblocage qui passe, selon lui, par la résolution du problème du Sahara occidental.

Le vent de démocratisation qui souffle au Maghreb pourrait-il aboutir à une meilleur collaboration des États de la région ? C’est ce que souhaite visiblement le nouveau Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi, arrivé mardi à Rabat en provenance d’Alger pour sa première tournée à l’étranger après la révolution en Tunisie. Lors d’un entretien avec le roi Mohammed VI, en présence du Premier ministre marocain Abbas El Fassi, il a principalement évoqué un point très sensible de la politique du royaume chérifien : le problème du Sahara occidental.

« Il est important de trouver une solution politique et définitive à cette question conformément à la légalité internationale », car elle « constitue un obstacle » à l’Union du Maghreb arabe (UMA), a déclaré Béji Caïd Essebsi au cours de cette entrevue. Le traité fondateur de l’UMA a été signé en 1989 entre le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie.

« Consolider les fondements »

Selon le communiqué du cabinet royal, le roi a de son côté affirmé « la nécessité de consolider les fondements » de l’UMA « en tant que choix stratégique incontournable, et en tant que mécanisme de coopération et de solidarité entre les cinq États ».

Par rapport aux événements en cours dans certains pays arabes, notamment la Libye, le Premier ministre tunisien a salué les « positions sages de Sa Majesté le roi à ce sujet », affirmant partager la grande préoccupation du souverain face « à l’escalade des violences et des combats dans ce pays frère [la Libye, NDLR], et de leurs retombées sur la stabilité et la sécurité dans la région ». Après l’audience royale, Béji Caïd Essebsi est retourné à Tunis. (Avec AFP)

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