Société

Regragui : « Depuis l’arrivée de Gerets au Maroc, les choses évoluent dans le bon sens »

Walid Regragui faisait partie des cadres de l’équipe marocaine qui avait éliminé l’Algérie (3-1 après prolongation) en quart de finale de la CAN 2004, lors de la dernière confrontation entre les deux pays. Il confie à jeuneafrique.com son optimisme sur la rencontre entre les Lions de l’Atlas et les Fennecs, le 27 mars à Annaba, en éliminatoires de la CAN 2012.

Mis à jour le 23 mars 2011 à 16:34

Éric Gérets dirige la sélection marocaine depuis juin 2010. © AFP

Dimanche à Annaba, le contexte sera explosif…

Il y aura beaucoup de passion, c’est certain. Sportivement, l’Algérie est quasiment obligée de gagner. Sinon, elle va se retrouver distancée. Mais je pense que le Maroc peut revenir d’Annaba avec un bon résultat. Un nul serait une bonne opération, alors une victoire… Le match aurait eu lieu il y a quatre mois, j’aurais été moins optimiste. Mais depuis l’arrivée de Éric Gérets, les choses évoluent dans le bons sens. Ils a des joueurs expérimentés et d’autres qui appartiennent à la nouvelle génération. C’est intéressant pour l’avenir…

En 2004, lors du dernier match entre les deux sélections en quart de finale de la CAN, la présence du Maroc n’était pas vraiment une surprise…

Ce n’en était pas une, surtout pour nous. On croyait en nos capacités et en nos chances d’aller assez loin dans la compétition. L’équipe se connaissait bien, car nous avions l’habitude de jouer ensemble depuis trois ou quatre ans. Par contre, l’opinion publique marocaine semblait moins confiante que nous. Quand nous sommes arrivés en quart de finale, nous savions que nous étions supérieurs aux Algériens.

Pourquoi ?

Le Maroc était plus expérimenté. Je faisais partie de ceux qui, avec Khaled Fouhami, Abdeslam Ouaddou, Noureddine Naybet et Youssef Safri, étaient un peu les cadres de cette sélection. Alors que l’Algérie, elle, manquait de vécu en commun. Il y avait de bons joueurs, mais à part Djamel Belmadi, très peu avaient de l’expérience.

Pourtant, vous aviez failli perdre, sans l’égalisation tardive de Chamakh…

C’est vrai. Mais on ne méritait pas de perdre, car nous avions bien maîtrisé ce match. A partir du moment où nous avons égalisé, l’Algérie s’est effondrée, physiquement puis techniquement. Je crois que les Algériens avaient trop de pression sur eux ce jour-là. Leurs supporters étaient tous très chauds, et la nuit précédent le match, ils avaient dansé et chanté sous les fenêtres de notre hôtel. Et dans les couloirs du stade, certains joueurs, avec qui nous étions amis, étaient tendus. Ils ne nous ont même pas salués… Ils avaient mal cerné le contexte. Ce n’était qu’un match de foot !

Walid Regragui (35 ans) compte 42 sélections marocaines au compteur.

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