Politique

Bénin : la Cour constitutionnelle entérine la réélection de Boni Yayi

| Par
Le président béninois Boni Yayi, le 13 mars 2011 à Cotonou.

Le président béninois Boni Yayi, le 13 mars 2011 à Cotonou. © AFP

La Cour constitutionnelle béninoise a rejeté les recours de l’opposition et déclaré « définitivement élu président de la République Monsieur Boni Yayi ».

Tous les recours légaux, contre la réélection du président béninois Boni Yayi  au premier tour de la présidentielle, ont été épuisés. Mercredi la Cour constitutionnelle du Bénin a rejeté les réclamations des candidats malheureux Abdoualye Bio-Tchané et Adrien Houngbédji.

Ces deux derniers, battus dès le premier tour avec 6 % et 36 % des suffrages respectivement, accusaient le camp du président sortant de tricherie, et notamment d’avoir utilisé des bureaux de vote illégaux.

Boni Yayi, qui a remporté 53 % des suffrages, avait lui-même déposé un recours, affirmant que sa victoire avait été encore plus large. La haute juridiction béninoise a réservé le même sort à sa requête.

Mettre fin à la polémique

La Cour constitutionnelle a proclamé « définitivement élu président de la République Monsieur Boni Yayi », comme pour mettre fin à la contestation.

Reporté deux fois, le scrutin avait donné lieu à une vive polémique, notamment sur la composition de la Liste électorale permanente informatisée (Lepi).

Le principal opposant, Adrien Houngbédji, s’était autoproclamé président, dénonçant les résultats annoncés par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Certains de ses partisans qui avaient pris la rue, quelques jours plus tard, avaient été dispersés par les forces de l’ordre.

Boni Yayi doit prêter serment le 6 avril. (avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3094_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte