Politique

Libye : la rébellion refuse tout cessez-le-feu tant que Kadhafi reste au pouvoir

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Mis à jour le 12 avril 2011 à 01:06

Un échec pour l’Union africaine (UA) qui n’a pas réussi à convaincre la rébellion libyenne de s’engager dans un cessez-le-feu avec Mouammar Kadhafi. Les insurgés refusent en bloc toute médiation ne prévoyant pas le départ du « Guide ».

Les rebelles libyens ne changent pas d’avis. Ils ont déjà refusé tout cessez-le-feu impliquant le maintien au pouvoir du dirigeant libyen ou de l’un de ses fils. Ils ont donc rejeté la proposition des médiateurs de l’UA, dont font partie trois présidents africains : Amadou Toumani Touré (Mali), Denis Sassou Nguesso (Congo) et Jacob Zuma (Afrique du Sud).

« L’initiative qui a été présentée aujourd’hui est dépassée. Le peuple réclame le départ de Mouammar Kadhafi et de ses fils », a déclaré le représentant des insurgés, Moustapha Abdeljalil, lors d’une conférence de presse à Benghazi. « Kadhafi et ses fils doivent partir immédiatement s’ils veulent avoir la vie sauve », a-t-il insisté.

"Pas digne de considération"

La « feuille de route » de l’UA, acceptée dimanche par le « Guide » libyen, prévoyait la cessation immédiate des hostilités, un acheminement facilité de l’aide humanitaire et le lancement d’un dialogue entre les parties libyennes en vue d’une transition. « Toute initiative ne tenant pas compte de cette demande [du départ de Kadhafi, NDLR] n’est pas digne de considération », a ajouté Abdeljalil, après avoir discuté avec la délégation de l’UA.

Parallèlement, sur le terrain, les combats se sont poursuivis lundi, notamment à Ajdabiya (est) et Misrata (ouest), faisant au moins 23 morts depuis samedi, selon des sources médicales et insurgées. L’Otan poursuit ses frappes aériennes. L’Alliance atlantique affirme avoir détruit au moins 26 chars des troupes gouvernementales dimanche, 12 près d’Ajdabiya et 14 près de Misrata, ainsi que d’autres batteries d’armes lourdes. (avec AFP)