Défense

Côte d’Ivoire : l’ONU dément l’arrestation de Charles Blé Goudé

| Par Jeune Afrique
Charles Blé Goudé, surnommé le "général de la rue" par les pro-Gbagbo.

Charles Blé Goudé, surnommé le "général de la rue" par les pro-Gbagbo. © Reuters / Thierry Gouegnon

Rétropédalage en règle du gouvernement Ouattara. Contrairement à ce que ce dernier avait annoncé un peu plus tôt, le leader des « jeunes patriotes » Charles Blé Goudé n’a pas été arrêté.

Nouveau gros souci de communication, ou bien manipulation du gouvernement d’Alassane Ouattara ? Après l’annonce de l’arrestation de Charles Blé Goudé, ce vendredi par Patrick Achi, l’un des porte-paroles du nouveau président ivoirien, l’ONU a démenti que le leader des « jeunes patriotes » soit en détention. Une information confirmée par des proches du « général de la rue » interrogés par jeuneafrique.com. Selon des sources au sein du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti présidentiel), Blé Goudé serait même passé à l’étranger.

« Il a été appréhendé hier et il se trouve actuellement en résidence surveillée », avait déclaré un peu plus tôt Patrick Achi, qui explique désormais avoir « mal compris » les informations qui étaient en sa possession. Selon une autre source du gouvernement Ouattara, Blé Goudé aurait été localisé dans le sud d’Abidjan et pourrait être prochainement interpellé.

Diatribes enflammées

Pilier du régime de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé est connu pour ses diatribes enflammées contre Alassane Ouattara et ses troupes (qu’il qualifiait toujours de « rebelles »), mais aussi contre l’ONU et ses Casques bleus, la France ou encore le président burkinabè Blaise Compaoré. Ses talents d’orateurs lui avaient notamment servi à mobiliser une partie de la jeunesse abidjanaise lors de la crise de 2002-2004. Il était notamment à l’origine de manifestations très anti-françaises. De quoi faire redouter de sa capacité de nuisance, dans la période délicate que connaît la Côte d’Ivoire.

Tenant d’une ligne radicale, il n’avait infléchi son discours que dans les quelques mois précédant la présidentielle de novembre 2010 et dans les tout derniers jours avant la chute de Laurent Gbagbo. Réfugié dans un lieu tenu secret, il avait alors appelé à un « dialogue inter-ivoirien » et promis que toute « réconciliation sans Laurent Gbagbo » serait impossible.

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