Politique

Mali : Amadou Ousmane Touré, le nouveau Vegal a pris ses fonctions

Amadou Ousmane Touré, le nouveau Monsieur anticorruption du Mali. © D.R.

Nommé fin mars au poste de vérificateur général (Vegal), Amadou Ousmane Touré a prêté serment lundi et  pris ses fonctions dans la foulée. Il succède à Sidi Sosso Diarra dont le mandat s’est achevé le 31 mars.

Passation de service au Bureau du vérificateur général, à Bamako. Une première cérémonie avait été organisée vendredi 15 avril, mais elle avait été annulée en raison de l’absence des représentants de la Cour suprême. Finalement, le nouveau Monsieur Anticorruption du Mali a pu prêter serment lundi devant la plus haute institution du pays, avant de prendre officiellement ses fonction le lendemain. Amadou Ousmane Touré, jusque-là ambassadeur de son pays en Côte d’Ivoire, succède ainsi à Sidi Sosso Diarra, dont le mandat de sept ans non renouvelable s’est achevé fin mars.

Juriste de formation, Amadou Ousmane Touré avait déjà traité des dossiers de délinquance financière en tant que procureur de la République près du tribunal de première instance de la Commune III du district de Bamako, puis comme procureur général de la Cour d’appel de Bamako. Nommé à ce poste en 2004, il l’a occupé jusqu’à son départ pour Abidjan en 2008.

Entre corruption et mauvaise gestion

C’est désormais un sacré défi qui attend Touré à son nouveau poste, où il devra se montrer à la hauteur de son prédécesseur Diarra. Expert comptable de profession, ce dernier s’est forgé une réputation d’incorruptible, et s’est mis à dos une bonne frange de la classe politique et économique pendant son mandat en dénonçant leur gestion peu orthodoxe des deniers publics. « Lorsque vous touchez aux affaires dans lesquelles des hommes très puissants ont des intérêts, ceux-ci sont souvent prêts à tout pour vous empêcher de faire convenablement votre travail », avait-t-il indiqué à Jeune Afrique.

Dans son rapport-bilan qu’il a rendu, fin mars, au président malien Amadou Toumani Touré, Sissi Sosso Diarra, a estimé à 388 milliards de F CFA (plus de 590 millions d’euros) le manque à gagner total dû à la corruption et la mauvaise gestion dans les structures publiques ayant été contrôlées pendant son mandat.

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