Politique

Attentat à Marrakech : le Maroc de nouveau confronté au terrorisme

Des secours sur le lieu de l'attentat, au café Argana, à Marrakech le 28 avril 2011. © AFP

Vives condamnations internationales, police en état d'alerte dans le royaume, enquête sur un acte plausiblement kamikaze... Après l'attentat qui a fait 15 morts à Marrakech hier, le Maroc revit le traumatisme des attaques islamistes de Casablanca en 2003.

Mis à jour à 16h08.

La France, l’Espagne, les États-Unis, le Conseil de sécurité de l’ONU et son secrétaire général, Ban Ki-moon, sans oublier le Maroc, bien-sûr, ont tous dénoncé avec fermeté l’attentat qui a secoué Marrakech hier. Une attaque « terroriste » et « haineuse » qui s’est produite contre le café-restaurant Argana, un établissement fréquenté du centre touristique de la ville, située à 350 km au sud de Rabat.

« Un individu est rentré au café. Il a commandé un jus d’orange et quelques minutes plus tard, il s’est fait exploser », a expliqué un client de l’établissement, sorti indemne de l’attentat. Un étudiant qui se trouvait devant le café, sur la célèbre place Jamâa El-Fna, a raconté quant à lui avoir entendu trois fortes détonations avant de voir des victimes s’enfuir. Le bilan provisoire de l’attentat s’élève à 15 morts.

Piste du kamikaze

La réaction du roi Mohammed VI, qui a récemment annoncé de grandes réformes démocratiques, a été d’ordonner immédiatement une enquête rapide. Selon un communiqué du cabinet royal, le souverain a exigé que le public soit tenu informé par la police et la justice des conclusions de leur enquête. La déflagration est survenue à la mi-journée, les secours étant arrivés sur place vers 13h30.

 

Les nationalités et les identités des victimes ne sont pas encore toutes connues. Sept personnes – deux Marocains, deux Français, deux Canadiens et un Néerlandais – tuées dans l’attentat ont déjà été identifiées, selon l’agence de presse marocaine MAP citant un communiqué du ministère de l’Intérieur. Des sources médicales marocaines indiquent que huit Français soeraient également au nombre des morts. « À cet instant, l’indication dont nous disposons, c’est qu’il y aurait, je le dis avec réserve, six personnes de nationalité française qui seraient décédées et sept blessées », a précisé vendredi en début d’après-midi le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant.

Forces de sécurité déployées

Redoutant d’autres attaques, les forces de sécurité marocaines se sont déployées dans le pays. « Des barrages ont été dressés à l’entrée des grandes villes du Maroc pour assurer la sécurité intérieure du pays », a indiqué un haut responsable de la police.

Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier depuis les attaques islamistes du 16 mai 2003 à Casablanca, qui avaient tué 33 personnes et les 12 kamikazes impliqués. Le ministre marocain de la Communication Khalid Naciri, a très vite stigmatisé « un acte terroriste », précisant que « le Maroc est confronté aux mêmes menaces qu’en mai 2003 et il y fera face avec diligence ». (avec AFP)

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