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Côte d’Ivoire : les FRCI contrôlent totalement Yopougon, selon le gouvernement

Soldats des FRCI patrouillant dans le quartier de Yopougon, à Abidjan, le 4 mai 2011.

Soldats des FRCI patrouillant dans le quartier de Yopougon, à Abidjan, le 4 mai 2011. © AFP

Le quartier de Yopougon qui abritait les derniers miliciens favorables à Laurent Gbagbo est désormais passé sous le contrôle total des FRCI du président Alassane Ouattara. Les combats duraient depuis la chute de Laurent Gbagbo, le 11 avril.

Le gouvernement Ouattara affirme contrôler l’ensemble du quartier de Yopougon, où plusieurs centaines de miliciens se revendiquant de l’ex-président Laurent Gbagbo étaient encore actifs il y a peu. Dans la matinée, des combats avaient encore lieu dans le secteur de la base navale, dans le sud-est du quartier, au bord de la lagune.

« C’est le seul secteur qui restait [à conquérir, NDLR] et toute la zone est désormais définitivement occupée par nous, a déclaré sur la télévision ivoirienne TCI le commandant Chérif Ousmane, chargé des opérations au sein des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

Soro félicite ses hommes

Guillaume Soro, le Premier ministre et ministre de la Défense, s’est même rendu l’après-midi à Yopougon, quartier qui abrite plus d’un million d’habitants, pour féliciter ses hommes et évaluer la situation. « J’ai vu les rues jonchées de cadavres. Au QG des miliciens, on a vu un cimetière improvisé. J’imagine toutes les exactions qui ont eu cours. Je suis encore sous le choc de tous ces morts, tous ces cadavres », a-t-il déclaré sur la TCI.

« Les miliciens exécutaient la population civile, si vous aviez un nom qui n’était pas correct. Je trouve cela inacceptable », a encore affirmé Soro. En deux jours, au moins 60 corps criblés de balles ou calcinés et réduits à l’état de squelettes avaient été ramassés dans le quartier. Selon des témoignages d’habitants, des fosses communes contenaient des corps de résidents tués par des miliciens. Lesquels n’ont sans doute pas dit leur dernier mot, malgré les affirmations des FRCI.

Bandits de grand chemin

« Les mercenaires et miliciens pro-Gbagbo ont été mis hors d’état de nuire […]. Yopougon vient d’être libéré », a également affirmé sur la TCI le capitaine Léon Kouakou Alla, porte-parole du ministère de la Défense. Pour lui, Yopougon était une véritable forteresse sur laquelle comptaient désespérément les caciques du camp Gbagbo pour créer un noyau de rébellion et déstabiliser le pouvoir du président Ouattara. Il a aussi mis en garde la population contre des criminels et bandits de grand chemin, armés et en uniformes, qui prétendent appartenir aux FRCI, assurant que des dispositions étaient prises pour les neutraliser.

Trois experts internationaux indépendants, chargés par l’ONU d’enquêter sur les violations graves de droits de l’homme qui auraient été commises en Côte d’Ivoire depuis l’élection présidentielle du 28 novembre, sont arrivés mercredi à Abidjan et resteront dans le pays jusqu’à la fin mai. (avec AFP)

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