Politique

Côte d’Ivoire : l’Union européenne reprend sa coopération

Alors que la Côte d’Ivoire se remet progressivement de la crise post-électorale qui l’a secouée durant cinq mois, le pays vient de recevoir un appui financier de l’Union européenne pour relancer son agriculture et moderniser sa justice. Montant de cette première aide : 44 millions d’euros.

Mis à jour le 7 mai 2011 à 15:15

Près de 44 millions d’euros, c’est le montant de l’appui budgétaire que l’Union européenne vient de s’engager à apporter à la Côte d’Ivoire pour soutenir la relance de son secteur agricole et la réforme de sa Justice. En visite dans le pays vendredi 6 mai, Andris Piebalgs, le commissaire européen au Développement a rencontré le président Alassane Ouattara puis a signé avec le ministre de l’Agriculture et celui de la Justice deux accords.

Le premier concerne le secteur agricole. Il s’agit de contribuer à hauteur de 5 millions d’euros au financement des allocations versées aux paysans et pour 21 millions d’euros à des projets dans les filières du coton, du sucre et des cultures vivrières… Cet appui financier ne concerne donc pas la filière café-cacao.

Un état des lieux de la filière café-cacao

D’après le ministre de l’Agriculture, il faut d’abord écouler plus de 400 000 tonnes de fèves qui restent de la dernière campagne, puis réaliser un état des lieux avant de s’engager dans toute réforme de la filière café-cacao. Andris Piebalgs a tenu également à assurer le gouvernement  ivoirien que l’UE l’accompagnera dans ses priorités. « Dans l’immédiat, nous allons redémarrer des projets suspendus pendant la crise à hauteur de 70 millions d’euros », a-t-il expliqué, l’essentiel de cet argent allant aux secteurs de l’électricité et de l’eau.

Portant sur près de 18 millions d’euros, le deuxième accord devrait quand à lui contribuer à la modernisation de la justice du pays. En tout, l’institution européenne avait indiqué dès le 12 avril qu’elle avait débloqué la somme de 180 millions d’euros, immédiatement disponible, en faveur de la Côte d’Ivoire. Mais au-delà des aides financières, le retour de l’Union européenne vise surtout  à donner un signal positif aux investisseurs étrangers qui hésiteraient encore à revenir dans le pays.

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Stéphane Ballong, envoyé spécial à Abidjan