Santé

Sida : traitements précoces et antirétroviraux salutaires pour les pays africains

| Par Jeune Afrique
Les antirétroviraux freinent considérablement la transmission du VIH/Sida.

Les antirétroviraux freinent considérablement la transmission du VIH/Sida. © AFP

Lors d’une réunion à Rome, des ministres de la Santé africains ont salué les récentes avancées scientifiques réalisées dans la lutte contre la transmission du virus du VIH/Sida.

Les ministres de la Santé de 18 pays africains ont salué vendredi les succès dans la lutte contre la transmission du Sida, lors d’une réunion organisée par la communauté catholique italienne Sant’Egidio.

La veille les États-Unis avaient publié un rapport démontrant qu’un traitement précoce avec des antirétroviraux élimine fortement la transmission sexuelle du virus par des personnes séropositives. Il réduit notamment de 96 % le risque d’infection d’un partenaire sexuel sain. Menée auprès de 1 763 couples, pour la plupart hétérosexuels, l’étude a été réalisée dans neuf pays dont l’Afrique du Sud, l’Inde, le Brésil et les États-Unis.

La contraception éclipsée

Mais la réunion de Rome n’a pas traité de la question de la contraception comme moyen de prévention. L’Église catholique prône un changement des comportements pour lutter contre la transmission du Sida plutôt que l’utilisation de préservatifs. Les ministres africains ont donc surtout évoqué les progrès réalisés grâce aux anti-rétroviraux dans la transmission mère-enfant.

« La transmission verticale du virus de la mère à l’enfant a chuté de 33,1 % à 1,5 % grâce aux traitements au Malawi », a déclaré Mary Shaba, ministre de la Santé de ce pays. Elle a assuré que le programme de soin au Sud du Sahara mis en oeuvre par Sant’Egidio, appelé Dream, permet aussi d’abaisser la mortalité des mères. Cependant, elle souhaite que son pays puisse produire seul les antirétroviraux, déplorant le coût de leur importation au Malawi.

Une génération d’enfants sauvés

« Une génération d’enfants qui ne sont pas touchés par cette maladie est en train de naître grâce à ce traitement précoce », s’est félicité Marco Impagliazzo, président de Sant’Egidio, qui est présente avec ses programmes et ses laboratoires médicaux dans une dizaine de pays africains.

« Nous avons besoin également d’un effort plus important dans l’éducation afin de changer les mentalités et la culture générale pour réaffirmer la dignité de l’être humain », a déclaré dans un discours le cardinal Angelo Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne.

Mais il a reconnu que « la meilleure forme de prévention est d’offrir un traitement à tous ». De fait, les chiffres parlent d’eux-même. « Un signal particulier d’espoir et de victoire contre le mal vient du fait que 14 000 enfants sains sont nés de mère séropositive » récemment, a conclu le prélat. (avec AFP)

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