Politique

CPI – Libye : Moreno-Ocampo demande un mandat d’arrêt contre Kadhafi

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Mouammar Kaddafi sur une image de la télévision libyenne diffusée le 30 avril 2011.

Mouammar Kaddafi sur une image de la télévision libyenne diffusée le 30 avril 2011. © AFP

Le procureur argentin de la CPI, Luis Moreno-Ocampo a demandé trois mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi, son fils Seif el-Islam et le chef des services de renseignement Abdallah el-Senoussi. Aux juges de se prononcer maintenant sur cette requête.

Fin du suspense : Mouammar Kadhafi est bien sur la liste dressée par Luis Moreno-Ocampo, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI). Ce dernier a demandé lundi que soient délivrés des mandats d’arrêt contre le « Guide », mais aussi contre son fils Seif el-Islam, qui apparaissait avant la crise libyenne comme le chef de l’aile réformatrice du régime, et contre le chef des services de renseignements, Abdallah el-Senoussi, pour crimes contre l’humanité. « Les preuves recueillies montrent que Mouammar Kadhafi a personnellement ordonné des attaques contre des civils libyens non armés », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à La Haye.

« Son fils Seif el-Islam est le Premier ministre de facto, Abdallah el-Senoussi est son bras droit et il a personnellement ordonné certaines attaques », a ajouté le magistrat argentin. Les juges de la CPI doivent désormais décider d’accepter la requête du procureur, de la rejeter ou de demander à son bureau des informations supplémentaires. Le document qui synthétise les détails du dossier a été finalisé dimanche par une équipe de cinq membres du bureau du procureur. Il comprend 74 pages dont 5 annexes.

Trente missions dans onze pays

Moreno-Ocampo avait été saisi le 26 février par le Conseil de sécurité des Nations unies, et avait annoncé le 3 mars l’ouverture d’une enquête visant huit personnes au total dont Kadhafi et trois de ses fils. Trente missions dans onze pays ont été menées depuis par le bureau du procureur. Plus de 1 200 documents ont été examinés, dont des vidéos et des photographies, et plus de 50 entretiens ont été menés, dont certains avec des témoins oculaires. Les enquêteurs n’ont toutefois pas entendu de témoins en Libye, afin de ne pas mettre ceux-ci en danger, selon le bureau du procureur. (avec AFP)
 

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