Politique

FMI : Dominique Strauss-Kahn reste en détention

Dominique Strauss-Kahn (C), le 15 mai 2011, à sa sortie du commissariat de New York. © AFP

La justice américaine a refusé la libération sous caution du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et ordonné son incarcération. Sa prochaine comparution devant un tribunal aura lieu le 20 mai.

Après enquête, la justice américaine a tranché : la juge new-yorkaise Melissa Jackson à laquelle Dominique Strauss-Kahn, a été présenté lundi, a ordonné l’incarcération du patron du FMI, refusant de le libérer contre une caution d’un million de dollars. Selon le parquet, qui affirme avoir corroboré les charges de crime sexuel pesant sur lui, DSK a été impliqué dans une affaire similaire dans au moins un autre cas. La magistrate américaine a ensuite indiqué que la prochaine comparution de DSK devant la justice était fixée au 20 mai.

DSK était entré en début d’après-midi dans la salle d’audience du tribunal pénal de Centre Street, dans le sud de Manhattan, les traits tirés, l’air songeur, portant un costume sombre et une chemise claire. Il s’est assis sur un banc à côté d’un autre accusé, qui est passé avant lui. Puis il est ensuite ressorti de la salle, sans menottes, pendant plus de trois quarts d’heure au cours desquels il a été pris en photo.

La victime présumée serait une Africaine

La procédure prévoyait un premier interrogatoire, pendant lequel la juge devait poser à l’accusé les questions rituelles sur son état actuel – pas d’absorption de substances toxiques, clarté d’esprit – avant de lui lire l’acte d’accusation. Celui-ci est particulièrement grave : DSK est inculpé d’acte sexuel criminel, de tentative de viol et de séquestration, suite aux accusations d’une femme de chambre de 32 ans, employée dans un hôtel Sofitel de New York, dont la nationalité n’est pas établie. Il s’agirait d’une ressortissante d’un pays d’Afrique de l’Ouest.

L’acte sexuel criminel recouvre en droit américain le fait d’avoir contraint quelqu’un à pratiquer une fellation, ce qui correspond en droit français à un viol. Aux États-Unis, ce dernier terme correspond à la pénétration vaginale forcée. Lors d’une séance d’identification au commissariat, dimanche, la victime présumée avait formellement désigné dimanche après-midi parmi un groupes d’hommes le patron du FMI comme son agresseur. DSK « a l’intention de se défendre vigoureusement contre les accusations et il dément toute mauvaise conduite », a déclaré un de ses avocats, Benjamin Brafman.

L’affaire suscite un émoi grandissant en France, à un an de la présidentielle française pour laquelle DSK faisait figure de favori. Elle a également plongé dans l’incertitude le FMI au moment où l’institution doit piloter la réponse à la crise de la dette dans plusieurs pays européens. (avec AFP)

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