Politique

Maroc : heurts entre police et manifestants dans les grandes villes

Des policiers poursuivent des manifestants, le 22 mai 2011 à Rabat.

Des policiers poursuivent des manifestants, le 22 mai 2011 à Rabat. © Abdelhak Senna/AFP

La police marocaine a mis fin dimanche à des manifestations qui réclamaient d’importantes réformes politiques. Plusieurs centaines de jeunes manifestants ont été dispersés par la force.

Le Mouvement du 20 février avait appelé dimanche pour la quatrième fois à la tenue de manifestations pacifiques. À Rabat, plusieurs dizaines de jeunes s’étaient rassemblés dans un quartier populaire de la capitale, avant d’être violement dispersés par la police marocaine. Même scénario à Casablanca, capitale économique du Maroc et à Agadir, située au sud. « Nous étions plus d’un millier de jeunes au quartier populaire de Sbata [à Casablanca, NDLR]. Subitement, les forces de l’ordre ont surgi et nous ont dispersés par la force », a déclaré à l’AFP Ahmed Mediany, l’un des membres de la section de Casablanca du Mouvement.

À Tanger, dans le nord du royaume, les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre se sont prolongés tard dans la nuit. « De violents accrochages entre les manifestants et la police ont eu lieu au quartier populaire Beni Makada. Il y a des dizaines de blessés parmi les jeunes du mouvement, dont 12 grièvement », a indiqué Khalid Gueddar, un résident contacté par l’AFP.

Des réformes jugées insuffisantes

Le roi Mohammed VI avait annoncé le 9 mars d’importantes réformes constitutionnelles. Au programme : la séparation des pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires, et l’octroi au Premier ministre davantage de prérogatives.

Une « Commission consultative pour la réforme constitutionnelle », avait été nommée par le « commandeur des croyants » pour étudier les nécessaires modifications institutionnelles.

Selon un membre de la commission, un document contenant des propositions pour une révision de l’actuelle Constitution est quasiment fini. Il sera soumis au roi début juin. « En Juillet, il y aura un référendum pour adopter la future Constitution et des élections anticipées auront lieu en octobre », a indiqué à l’AFP ce membre qui a requis l’anonymat.

Mais la mobilisation ne faiblit pas et le Mouvement du 20 février continue à protester, jugeant les réformes insuffisantes. L’association souhaite maintenir la pression sur le régime marocain dans le but de voir s’engager de véritables changements, notamment en ce qui concerne les prérogatives du roi. (avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte