Politique

Libye : l’Otan pilonne Tripoli et Washington appelle Kadhafi à quitter le pouvoir

| Par Jeune Afrique
Un bateau touché par des tirs de l’Otan, le 19 mai à Tripoli.

Un bateau touché par des tirs de l'Otan, le 19 mai à Tripoli. © AFP

Dès mardi à l’aube, l’Otan a repris les bombardements sur Tripoli. Auparavent, Alain Juppé, le chef de la diplomatie française, avait indiqué lundi à Bruxelles que la France allait envoyer des hélicoptères de combat en renfort.

L’Otan a repris ses frappes sur la capitale libyenne Tripoli. Un premier bilan émanant du gouvernement libyen fait état de trois morts et près de 150 blessés dans de violents raids opérés mardi 24 mai à l’aube. Selon Moussa Ibrahim, porte-parole du gouvernement, l’Otan a mené « entre 12 et 18 raids contre une caserne de la garde populaire », des unités de volontaires qui épaulent l’armée. La majorité des victimes sont des civils habitant à proximité, selon lui.

Un journaliste sur place a par ailleurs indiqué que les bombardements visaient le secteur de Bab Al-Aziziya, la résidence du numéro un libyen Mouammar Kadhafi.

Par ailleurs, les États-Unis ont de nouveau réclamé le départ de Mouammar Kadhafi, lundi, profitant de la visite surprise à Benghazi du sous-secrétaire d’État chargé des Affaires du Proche-Orient, Jeffrey Feltman. Il est le plus haut dignitaire américain à s’y être rendu depuis le début de l’insurrection, ce qui « constitue un signal de plus du soutien américain au CNT [le Conseil national de transition libyen], un interlocuteur crédible et légitime », selon le département d’État.

« Washington reste engagé à protéger la population libyenne et estime que Kadhafi doit quitter le pouvoir et la Libye », a-t-il ajouté. 

Renfort de 12 hélicoptères de combat

Le 17 mai, un navire de guerre BPC (bâtiment de projection et de commandement) est parti du port de Toulon en direction de la Libye. Le bâtiment combine, sur une plate-forme unique, les fonctions de porte-hélicoptères, d’hôpital, de transport de troupes, de mise en œuvre de moyens d’assaut amphibie et de commandement.

D’après le quotidien français Le Figaro, le Tonnerre a embarqué avec lui 12 hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de terre (Alat). IL s’agirait d’hélicoptères de type Gazelle et Tigre, ont précisé des proches d’Alain Juppé.

Le chef de la diplomatie française a de son côté insisté sur le fait que l’engagement d’hélicoptères de combat entrait exactement dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a autorisé l’emploi de la force pour protéger les populations civiles en Libye. Ils « ne serviront pas à débarquer des troupes d’occupation au sol », a-t-il précisé.

« Les hélicoptères permettront de mieux adapter nos capacités de frappes au sol avec des moyens de frappes plus précis », a affirmé le ministre en marge d’une réunion avec ses homologues européens. L’intervention de ces nouveaux appareils permettrait de viser certaines cibles des forces du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, cibles que les avions de chasse ne parviennent plus à détruire.

Quant au secrétaire général de l’Alliance, le Danois Anders Fogh Rasmussen, il a rappelé ces trois objectifs militaires clairs de l’Otan : « Premièrement, l’arrêt complet de toutes les attaques contre les civils. Deuxièmement, le repli des forces militaires et paramilitaires de Kadhafi dans leurs bases ; et troisièmement, un accès immédiat et sans entrave des humanitaires aux personnes dans le besoin. » (Avec AFP)

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