Elections

Tunisie : recherche d’un consensus sur le report de l’élection de la Constituante

Kamel Jendoubi, le président de la commission électorale tunisienne, le 26 mai 2011 à Tunis. © AFP

L’élection en Tunisie d’une Assemblée constituante pourrait avoir lieu en octobre, comme le souhaitait la commission électorale jusqu’alors seule à défendre l’idée d’un report. Les partis politiques et même le gouvernement y réfléchissent désormais.

La date du 24 juillet est de plus en plus contestée pour la tenue de l’élection de l’Assemblée constituante en Tunisie. Deux mouvements politiques ont admis que la proposition de la commission électorale de reporter ce scrutin au 16 octobre devait être étudiée, à condition de parvenir à un accord global.

« On ne peut plus parler de la date de 24 juillet, […] l’essentiel maintenant est d’appeler à un consensus très large pour se mettre d’accord sur la meilleure manière d’arriver aux urnes », a souligné Maya Jribi, secrétaire générale du Parti démocrate progressiste (PDP), plaidant pour « une discussion entre le gouvernement et toutes les forces politiques ».

Du côté d’Ennahdha, mouvement islamiste tunisien crédité de fortes intentions de vote, même son de cloche. « Notre objectif n’est pas d’insister aveuglément sur la date du 24 juillet, mais nous voulons que cette date ne soit pas fixée par une seule partie mais après concertation et consensus », a renchéri Samir Dilou, un des responsables.

« Nous ne sommes pas convaincus par le calendrier électoral proposé par la Haute instance indépendante chargée des élections mais nous tenons à une démarche consensuelle », a-t-il d’ores et déjà précisé.

La commission et le gouvernement en pourparlers

Cette commission électorale avait annoncé jeudi le report du premier scrutin post-Ben Ali au 16 octobre, au lieu de 24 juillet, afin d’avoir suffisamment de temps pour l’organiser.

Le président de la commission électorale, Kamel Jendoubi, s’est dit lundi « très optimiste » sur la possibilité d’aboutir à une décision finale cette semaine, en affirmant  qu’ « une majorité des partis politiques ont été convaincus par les arguments de la commission » la semaine dernière. « Des concertations ont été engagées par le gouvernement, on est dans une phase d’explication », a-t-il ajouté, en précisant que la commission était de son côté « en train de développer [son] argumentaire ».

De son côté, le gouvernement tunisien de transition, qui plaidait jusqu’ici pour un maintien au 24 juillet et l’avait encore réaffirmé en début de semaine, souhaite désormais parvenir à un consensus avec les partis politiques sur la date de l’élection avant d’accepter que celle-ci soit reportée. (avec AFP)

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