Sécurité

Nigeria : après les explosions meurtrières, Goodluck Jonathan dissout son gouvernement

Goodluck Jonathan prête serment lors de la cérémonie d'investiture, le 29 mai 2011 à Abuja. © AFP

Le président nigérian Goodluck Jonathan, a annoncé lundi la dissolution de son gouvernement, alors que plusieurs explosions sont intervenues plus tôt dans la journée, déstabilisant un pays divisé.

Investiture, explosions et dissolution. En trois actes, c’est le drame qui s’est joué ces derniers jours au Nigeria, qui s’embourbe dans une crise postélectorale meurtrière. Ainsi, le nouveau chef d’État nigérian, Goodluck Jonathan, investi dimanche pour un mandat de quatre ans, tente de reprendre la main.

Le président a annoncé la dissolution de son gouvernement, lundi en fin de journée. Il a dans le même temps fait part du maintien du général à la retraite Andrew Azazi à son poste de conseiller national pour la Sécurité. Le chef de l’État a par ailleurs nommé l’ancien président du Sénat Anyim Pius Anyim, originaire du sud-est du pays, secrétaire du gouvernement de la Fédération, un poste d’un rang supérieur à celui de ministre.

Trois explosions criminelles

La dissolution du gouvernement intervient alors que le Nigeria connait une nouvelle période de troubles postélectoraux. Trois explosions séparées d’origine criminelle se sont produites lundi. Les deux premières ont touché la ville de Zaria, dans l’État de Kaduna (nord), d’où est originaire le vice-président Namadi Sambo. Elles ont blessé quatre personnes, dont deux enfants, a indiqué la police.

« Nous ne savons pas qui est derrière ces actions. Mais nous avons bouclé ces deux secteurs et nos experts médico-légaux ont recueilli des échantillons aux fins d’analyse », a indiqué le porte-parole de la police de l’État de Kaduna, Aminu Lawal, selon qui les deux explosions de Zaria étaient dues à des explosifs fabriqués localement.

La troisième explosion a quant à elle touché la ville de Maiduguri, dans le nord-est du pays, faisant trois blessés. L’armée privilégiait lundi la piste islamiste.   Déjà dimanche, 10 personnes ont été tuées et 20 autres blessées dans l’explosion de trois bombes artisanales sur la base militaire de Bauchi. Toutes les victimes étaient des civils, a précisé le général Agbo Robinson.  Depuis le scrutin présidentiel du 16 avril dernier, près de 800 personnes ont été tuées au Nigeria. La demeure du vice-président Namadi Sambo avait brûlé durant ces violences. (avec AFP)

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